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	<title>NAJA Presse &#187; Politique</title>
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		<title>Mériel adopte son maire</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 15:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Il fut un temps où un président de la République allait dîner chez les Français. A Mériel, ville de 5500 habitants dans le Val-d’Oise, le maire épond deux fois par mois à des invitations lancées par des groupes d’habitants pour un apéro dînatoire. L’initiative de Jérôme François, « Adopte ton maire », est née sur un coup [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il fut un temps où un président de la République allait dîner chez les Français. A Mériel, ville de 5500 habitants dans le Val-d’Oise, le maire épond deux fois par mois à des invitations lancées par des groupes d’habitants pour un apéro dînatoire. L’initiative de Jérôme François, « Adopte ton maire », est née sur un coup de tête en juillet 2021, quand il s’est invité avec l’accord de l’hôte à un dîner entre citoyens. Pour l’édile, chez qui le contact humain est une seconde nature, le renforcement de la proximité avec les Mérielloises et Mériellois est une priorité. Lors de ces soirées prévues pour durer deux heures mais qui s’achèvent souvent fort tard, la parole est libre, sans filtre, sans tabou, sur tous les sujets qui concernent la ville, mais dans la courtoisie cela va sans dire. Pour le maire c’est l’occasion d’écouter et de prendre en compte les préoccupations des habitants, de répondre à leurs interrogations, d’expliquer sans langue de bois les décisions de la municipalité, les contraintes auxquelles elle est soumise. Ce format qui aide les langues à se délier et qui permet de prendre le temps rencontre un vrai succès. En mairie, la directrice de cabinet gère l’agenda toujours plein. Parmi les inquiétudes récurrentes des administrés, la construction de logement sociaux pour mettre la ville en conformité avec la loi 3DS, la sécurité… le Maire n’élude rien et estime même que « cette initiative apaise la ville au gré d’explications sincères et droites ».</p>
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		<title>Le parlement intinérant de Cherbourg</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 15:17:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie participative]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« Notre objectif est qu’un habitant se dise dès qu’il l’aperçoit : « à moi de prendre la parole ». Adjoint à la démocratie participative et aux ateliers citoyens de Cherbourg-en-Cotentin (Manche), Nourredine Bousselmane a expérimenté de février à mai avec des élus de la majorité et de l’opposition ainsi que des agents des services municipaux, un dispositif déjà [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« Notre objectif est qu’un habitant se dise dès qu’il l’aperçoit : « à moi de prendre la parole ». Adjoint à la démocratie participative et aux ateliers citoyens de Cherbourg-en-Cotentin (Manche), Nourredine Bousselmane a expérimenté de février à mai avec des élus de la majorité et de l’opposition ainsi que des agents des services municipaux, un dispositif déjà utilisé à Bordeaux : un parlement mobile. Constitué de fauteuils en carton étagés sur deux niveaux et installés en demi-cercle comme un hémicycle, ce dispositif léger et facilement transportable peut accueillir 24 personnes assises. Ce mobilier itinérant a été successivement installé sur divers lieux publics à forte fréquentation  (places de quartier ou de centre-ville, plages, cours d’établissements scolaires, centres commerciaux…), dans le but de susciter le débat entre citoyens sur des thématiques touchant à leur quotidien. La première série d’agora s’est déroulée avec des sessions de 45 minutes étalées sur une journée autour du thème du partage de l’espace public entre piétons, cyclistes, riders et automobilistes. L’objectif de la municipalité est de parvenir à rédiger une charte de bon usage des lieux publics. Les débats sont à chaque fois animés par deux modérateurs, le tout étant financé par l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires dans le cadre de ses parcours d’accompagnement Territoires d’engagement. L’avantage de cette installation et de ses pérégrinations dans la ville est de pouvoir donner la parole à celles et ceux qui habituellement ne participent pas aux initiatives plus formelles telles que des réunions publiques ou des conseils de quartier. Au cours des 4 déplacements organisés de février à mai, pas moins de 190 contributions citoyennes ont été collectées. Deux autres thématiques ont d’ores et déjà été retenues pour de nouveaux débats entre citoyens : les violences intrafamiliales et les ressources parentales.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Barcelone au chevet de ses ados</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 15:37:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mentale]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Barcelone a mis en place des centres de santé mentale pour les jeunes. Lancé en 2018 le dispositif est régulièrement élargi. Face à la forte fréquentation la ville a décidé d'ouvrir des centres pour adultes.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En 2022, plus de 2 300 jeunes âgés de 12 à 22 ans ont été reçus dans un centre de santé mentale de Barcelone. Le réseau <i>Konsult’am</i> (<i>consultam</i> signifie <i>consultons</i> en catalan), a été mis en place en 2018 à l’initiative de la ville. Il permet aux adolescents et aux jeunes éprouvant un mal-être émotionnel ou psychologique, d’être reçus par des professionnels sans besoin d’autorisation parentale, sans rendez-vous, de manière anonyme et gratuitement. Le jeune peut consulter à une ou deux reprises pour une réponse immédiate à sa détresse. Mais si son cas le nécessite il sera orienté vers des professionnels ou institutions capables de le prendre en charge de manière plus approfondie. Depuis cinq ans, le nombre de consultations n’a cessé de croître : 199 en 2019, 734 en 2020, 1 271 en 2021. Il faut dire que l’épidémie de Covid 19, accompagnée par la crise économique et sociale, particulièrement anxiogènes l’une comme l’autre, sont passées par là. Mais si le nombre de consultations a rapidement et fortement progressé, c’est aussi parce que durant ces quelques années l’Ajuntament de Barcelona a considérablement étoffé son réseau de centres <i>Konsult’am</i>. Ce dernier est passé de 3 centres en 2018 à 13 aujourd’hui. Face à l’affluence et aux besoins visiblement importants du reste de la population au vu d’une enquête réalisée par la mairie en 2020, 5 Centres de Santé Publique pour Adultes destinés aux plus de 22 ans ont vu le jour sur le même modèle l’année dernière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Plus de 350 entités locales impliquées dans l’élaboration du plan</b></p>
<p><b> </b></p>
<p>En Espagne, les villes ne disposent pas de compétences en matière de santé publique, ces dernières relevant des autonomies, les régions espagnoles qui bénéficient de pouvoirs décentralisés plus importants qu’en France. Il n’empêche, qu’un an après son élection, la mairesse de l’Ajuntament de Barcelona Ada Colau a lancé son plan de santé mentale 2016-2022, en accord avec la Generalitat de Catalunya qui met à disposition des personnels qualifiés sur des temps déterminés. Le plan de santé mentale a été conçu avec les principales entités et professions concernées : représentants des administrations régionales et locales, des associations, du monde médical, de l’éducation, du travail notamment, au total plus de 350 entités et organisations locales. <i>Konsult’am </i>ne constitue qu’un volet de ce plan municipal qui s’est traduit par plusieurs dizaines de mesures. Parmi elles une formation élémentaire des personnels travaillant en relation avec le public, une territorialisation des actions sur les quartiers prioritaires, un accord avec la confédération des entreprises catalanes (Foment de Treball) pour la prévention dans le milieu du travail, la plus remarquée étant la mise en service en 2020 d’un numéro de téléphone pour la prévention du suicide qui a reçu 1 800 appels dès sa première année de fonctionnement. L’initiative a été reprise au niveau national par le gouvernement central. En avril 2022, la Commission européenne a attribué à la ville le premier prix de Capitale européenne de l’inclusion et de la diversité sur la base de ses politiques publiques en la matière, dont son plan de santé mentale.</p>
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		<title>&#160;&#187; Un centralisme non démocratique &#171;&#160;</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 09:35:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Programmes scolaires]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Alors que la question de l’évolution des programmes scolaires est au cœur des débats sur l’avenir de l’école, rencontre avec Denis Paget, professeur de lettres modernes. Responsable des programmes et contenus d'enseignement au SNES pendant 19 ans, il est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur les savoirs scolaires. Expert associé au Centre international d'études pédagogiques, il a été nommé en 2013 au Conseil supérieur des programmes. </p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b><i>Vous estimez que l’école française se singularise par la centralisation politique de la définition des programmes d’enseignement. En quoi cela peut-il poser problème ?</i></b></p>
<p>C’est une singularité parce que il existe de très nombreux systèmes éducatifs dans le monde qui ne connaissent pas cette réalité des programmes nationaux structurant l’école française. Cela veut dire qu’il y a des systèmes éducatifs qui arrivent à fonctionner avec des programmes nationaux très limités. Je ne porte aucun jugement sur ce qui est favorable ou ce qui ne l’est pas, je fais ce constat. Mais ce qui me frappe dans la situation franco-française, c’est que le pouvoir de l’administration centrale sur la fabrication des programmes n’a cessé de s’amplifier. Nous sommes sur des injonctions de plus en plus volumineuses et précises et donc qui pèsent de plus en plus, du moins en théorie, sur le métier de l’enseignant. C’est une donnée un peu nouvelle qui pose le problème de la possibilité que peuvent avoir les enseignants pour donner leur avis, faire évoluer les programmes, les réorienter ou simplement les décliner de façon différente.</p>
<p><b><i>Quand situez-vous la période ou les injonctions sont devenues plus volumineuses et précises ?</i></b></p>
<p>J’ai commencé à m’intéresser aux programmes dans les années 1980 à l’époque où Jean-Pierre Chevènement avait essayé de définir tous les programmes. A cette époque-là, les programmes de la scolarité obligatoire tenaient dans un tout petit livre de poche que même les parents achetaient. Aujourd’hui, le volume des programmes est sans aucune mesure, il y a près de 300 pages de textes, de documents annexes, des notes de service, etc. Cette inflation de la prescription est une donnée tout à fait nouvelle et qu’il faut analyser.</p>
<p><b><i>Justement, comment l’analysez vous ?</i></b></p>
<p>Il faut l’analyser de plusieurs façons et à plusieurs échelles. A l’échelle du temps qui passe, ce qui est frappant c’est l’instabilité des programmes. Elle est due au fait que dans les sociétés dans lesquelles nous vivons se posent des problèmes très compliqués bousculant sans cesse les programmes scolaires. On y a intégré des choses qui n’y figuraient pas il y a trente ans. On demande aux professeurs des écoles de s’occuper de technologies informatiques et numériques, de faire des langues vivantes etc. Certaines choses émergent et obligent à des transformations. Quand un problème d’éducation se pose dans la société on demande à l’école d’intervenir. On fabrique une note de service pour dire aux enseignants de mieux couvrir les dangers d’internet, les dangers du terrorisme, de la violence dans les quartiers, de la santé etc. Ces demandes de plus en plus pressantes en direction de l’éducation nationale et des enseignants bousculent sans cesses des programmes scolaires sans arrêt débordés par des choses nouvelles. C’est quand même un sujet de préoccupation parce que cette instabilité des programmes aboutit à des problèmes d’enseignement de façon très concrète.</p>
<p><b><i>Vous parlez d’une crise des enjeux éducatifs, mais le numérique, la violence, la santé… ne sont-ils pas des enjeux d’éducation pour l’institution ?</i></b></p>
<p>Tout cela est significatif des incertitudes qui pèsent sur les missions de l’école et sur le savoir qu’elle doit enseigner. Nous sommes devant une véritable crise parce que personne n’arrive à faire le tour de ce qui doit perdurer, de ce qui doit être dans la formation de tous parce que ça va servir pendant des vies entières et puis, ce qui ne sera qu’éphémère et qui relève de la communication politique ou des médias. Faire la part des choses entre ce qui va vraiment former les individus sur la durée de leur vie et ce qui va être purement conjoncturel, est extrêmement difficile. Personne ne s’attèle vraiment à cette question et le ministre se contente de superposer sans arrêt des prescriptions sans même se soucier si elles sont vraiment appliquées. Il y a aussi une véritable volonté d’encadrer beaucoup plus le travail enseignant et de le prescrire beaucoup plus qu’il ne l’a été jusqu’ici.</p>
<p><b><i>Vous soulignez la difficulté de cerner ce qui relève de l’école, comment la surmonter selon-vous ?</i></b></p>
<p>Une des façons serait d’abord de réfléchir davantage à l’évolution des sociétés contemporaines et à l’impact de cette évolution sur l’éducation et sur les enfants. Nous sommes loin d’avoir fait le tour des problèmes posés à la jeunesse d’aujourd’hui. Par exemple, le fait qu’il y ait plus de 3 millions d’enfants vivant en dessous du seuil de pauvreté ne peut être éludé. Ça  a forcément des conséquences sur la façon dont les enfants vont vouloir ou ne pas vouloir apprendre, développer ou pas une attention à l’école et, de la même façon, sur l’attente des parents extrêmement puissante vis-à-vis de l’école. Autre exemple, les cadres traditionnels de socialisation ont été complétement bouleversés. Nous sommes passés d’une société où la majorité de la population vivait à la campagne à une société où l’urbanisation est galopante avec tout ce que cela suppose comme rupture des liens familiaux, rupture de la transmission intergénérationnelle. Aujourd’hui dans leur immense majorité les enfants sont des urbains qui ne connaissent plus rien de la nature à une époque où il faut la repenser. Dernier exemple, nous sommes dans un monde où il y a beaucoup de gens qui viennent d’ailleurs. Nous avons des classes de plus en plus métissées avec des jeunes dont les traditions culturelles sont très différentes les unes des autres, parfois antagonistes. Tout ça mérite d’être pris en considération quand on essaye de fabriquer des programmes scolaires ou le curriculum d’un élève. A partir du moment où personne ne réfléchit à ces questions, fabriquer des programmes scolaires devient une espèce de routine, on se contente de reproduire l’existant sans aller au-delà.</p>
<p><b><i>Justement il a beaucoup été question des programmes depuis 18 mois et le ministre de l’Education nationale a récemment présenté un projet de loi. Quel regard portez-vous sur son action ?</i></b></p>
<p>Si je pars de ma propre expérience sur les programmes, j’observe qu’on n’a jamais trouvé en France un véritable équilibre dans le mode d’élaboration démocratique des programmes scolaires. On a essayé toutes sortes de choses depuis les origines de l’instruction publique. On a connu des corps d’inspection dont c’était la principale mission, des périodes où on a demandé aux parlementaires d’élaborer les programmes, d’autres où on a mis dans le jeu des universitaires, des périodes où on a créé des conseils ad hoc. Quand en 2013 Vincent Peillon a créée le Conseil supérieur des programmes, il a essayé de trouver un compromis pour accorder les instances parlementaires avec une instance composée de personnalités qualifiées capables de penser la globalité de la culture scolaire des programmes. Le CSP a travaillé et produit beaucoup de choses, notamment quand il a fallu repenser le socle commun, jusqu’à la dernière période et les crises dues aux démissions de son président et de membres</p>
<p>Depuis l’arrivée de Jean-Michel Blanquer, le conseil a été mis en veilleuse ce qui a conduit au départ de son président Michel Lussault. Le ministre a hésité à le supprimer. Il l’a quand même maintenu mais il est en train de le transformer. En réinjectant l’inspection générale dans sa présidence et dans ses commissions, il lui fait perdre son âme, le transforme en coquille vide. C’est une reprise en main par l’administration d’un conseil qui devait être autonome et indépendant par rapport au cabinet du ministre.</p>
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		<title>Un financement simplifié et assuré</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Aug 2018 08:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Apprentissage]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Globalement, la loi dite « Avenir professionnel »,  conduit à une simplification du système de financement de l’apprentissage. Une seule cotisation sera exigée au lieu de deux aujourd’hui (la taxe d’apprentissage et le 1% formation). Pour le gouvernement, alors qu’aujourd’hui le système conduit à subventionner des places vides, et que la totalité du quota de la taxe [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Globalement, la loi dite « Avenir professionnel »,  conduit à une simplification du système de financement de l’apprentissage. Une seule cotisation sera exigée au lieu de deux aujourd’hui (la taxe d’apprentissage et le 1% formation). Pour le gouvernement, alors qu’aujourd’hui le système conduit à subventionner des places vides, et que la totalité du quota de la taxe d’apprentissage n’est pas dépensée pour l’apprentissage, 100 % de la nouvelle cotisation ira au financement de l’alternance.  Et puis, avec un système qui se veut simple, transparent et très incitatif au développement de l’alternance, tout contrat en alternance est financé : chaque jeune et chaque entreprise qui signent un contrat en alternance ont la garantie de bénéficier d’un financement.</p>
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		<title>Une réforme pour davantage d’alternance</title>
		<link>https://www.najapresse.com/societe/politique-7/reforme-davantage-dalternance</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Aug 2018 07:51:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Apprentissage]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Voté cet été, le projet de loi sur la réforme de l’apprentissage est censé simplifier le recours aux contrats en alternance et faciliter l’accès des jeunes diplômés à l’emploi. Vingt mesures ont été adoptées qui devront faire leurs preuves.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La France compte 400 000 apprentis, soit 7 % des jeunes de 16 à 25 ans. Ce pourcentage est en moyenne de 15 % dans les pays européens où le taux de chômage des jeunes est bas. Or, l&rsquo;apprentissage est l&rsquo;un des meilleurs tremplins vers l&rsquo;emploi : 70 % des apprentis trouvent un emploi dans les sept mois suivant leur formation.  Actuellement, beaucoup de jeunes qui souhaiteraient entrer en apprentissage ne trouvent pas d’employeurs alors que dans le même temps, dans de nombreux secteurs se disant en tension (métiers du bâtiment, de la restauration et de l’hôtellerie par exemple) des dizaines de milliers de places ne sont pas pourvues.  Au début du mis d’août, une réforme de l’apprentissage a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale qui, aux dires de nombreux acteurs (gouvernements, régions, branches professionnelles, partenaires sociaux), va dans le bon sens.</p>
<p>La loi adoptée durant l’été comporte 20 mesures. Tous les jeunes de 16 à 20 ans en apprentissage verront leur rémunération augmenter de 30€ nets par mois, par exemple, un jeune de 18 ans préparant un bac professionnel en apprentissage gagnera 715€, au lieu de 685€ aujourd’hui.  Tous les jeunes d’au moins 18 ans en apprentissage percevront une aide de 500€ pour passer leur permis de conduire et, en lien avec les Régions, des partenariats seront recherchés avec les auto-écoles pour proposer des forfaits à prix réduits.  Tous les apprentis dont le contrat de travail est interrompu en cours d’année ne perdront plus leur année, ils auront le droit de prolonger pendant 6 mois leur formation au sein du CFA (sauf en cas d’exclusion du CFA), qui recevra un financement dédié à cet effet.</p>
<p><b>Des classes prépas pour l’alternance</b></p>
<p>Par ailleurs, tous ceux qui ne disposent pas des connaissances et des compétences requises, auront accès à des prépa-apprentissage. Ces prépa-apprentissage viseront à donner aux jeunes motivés par une formation en apprentissage les prérequis nécessaires, s’agissant notamment des savoirs de base et du savoir-être. Ces prépa- apprentissage seront mises en place en priorité dans les CFA et financées par le plan d’investissement compétences.  Autre engagement, tous les jeunes et leurs familles bénéficieront d’une information transparente sur la qualité des formations en apprentissage qu’ils peuvent choisir. Pour cela, les taux d’insertion dans l’emploi, de succès au diplôme, de poursuite d’études de chaque CFA et de chaque lycée professionnel seront progressivement rendus publics. Les informations sur les salaires des emplois visés par la formation seront également rendus disponibles. Chaque famille et chaque jeune, pourra ainsi choisir sa formation de façon documentée, éclairée et transparente. Responsables de la formation professionnelle, les régions organiseront cette information du public.</p>
<p>En amont de l’apprentissage les élèves des collèges et lycée de la 4<sup> eme </sup>à la 1ere bénéficieront de plusieurs journées annuelles d’information sur les métiers et les filières. Ce sont les régions qui les organiseront en lien avec les branches professionnelles (et avec les départements pour les collèges). Autre mesure, l’apprentissage sera ouvert aux jeunes jusqu’à 30 ans, au lieu de 26 ans aujourd’hui. Cela permettra à davantage de jeunes actifs de bénéficier de la formation en apprentissage pour obtenir un emploi ou créer une entreprise ; de plus les jeunes de plus de 26 ans seront payés au minimum au niveau du SMIC, comme pour le contrat de professionnalisation.  </p>
<p><b>Une ouverture sur l’Europe</b></p>
<p>Le dispositif mis en place assure que tout contrat en alternance sera financé avec une révision du système de financement. Les entreprises versent 0,68% de leur masse salariale sous la forme de la taxe d&rsquo;apprentissage. Cette somme sera collectée à partir de 2021 par l’Urssaf dans le cadre de la contribution unique formation professionnelle-apprentissage. Sur cette enveloppe, 87% seront reversés à France compétences &#8211; nouvelle instance de gestion de la formation professionnelle &#8211; pour financer les centres de formation d&rsquo;apprentis. Le reste (13%) pourra être versé par les employeurs à l&rsquo;établissement de leur choix (établissements publics et privés de second degré, enseignement supérieur, écoles de la deuxième chance, etc.). Pour le gouvernement, dès lors, tous les contrats seront financés, dans tous les secteurs, quelle que soit la taille de l’entreprise.  Parmi les autres mesures, la création de campus des métiers par les régions, l’Etat, les branches professionnelles ainsi que la création d’unités de formation par apprentissage dans les lycées professionnels.</p>
<p>En outre, 15 000 apprentis par an devraient avoir accès au programme européen Erasmus pour une durée de plusieurs mois alors qu’actuellement, ils sont moins de 7 000 à partir chaque année dans un pays de l’Union pour une période de formation de 2 à 3 semaines. La réforme marque aussi un rôle accru pour les branches. Elles seront associées à l’écriture des référentiels et des compétences conduisant aux diplômes avec l’Etat. Les aides à l’embauche seront unifiées et ciblées sur les TPE et PME et les niveaux bac et pré- bac. Alors qu’aujourd’hui, il existe trois aides à l’embauche différentes et un crédit d’impôt, ces quatre dispositifs seront unifiés, l’aide pouvant atteindre 6 000 euros pour 2 ans.</p>
<p><b>Des conditions sociales plus souples pour les entreprises</b></p>
<p>Sur le plan social la charge des entreprises sera allégée. Le passage obligatoire devant les prudhommes en cas de rupture de contrat d’apprentissage après 45 jours sera supprimé. Demain, le contrat d’apprentissage pourra être rompu soit d’un commun accord, soit pour faute grave ou inaptitude, soit en cas de force majeure ou d’exclusion définitive du CFA. Des dispositifs de médiation préalable à la rupture seront mis en place. La loi prévoit aussi une révision de la réglementation des conditions de travail, avec notamment un temps de travail porté de 35 heures hebdomadaires à 40 heures. La procédure d’enregistrement du contrat d’apprentissage sera simplifiée. Et puis, la durée du contrat pourra être modulée. Par ailleurs, la période d’embauche sera moins contraignante, pouvant se faire tout au long de l’année tandis que la certification des maîtres par la VAE sera favorisée. Enfin, les CFA pourront développer rapidement des formations correspondant aux attentes des entreprises et la qualité de leur formation pourra être renforcée par une procédure de certification.</p>
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		<title>A Avignon la mixité sociale franchit le mur</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2017 13:53:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Mixité sociale scolaire]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Alors que les expérimentations de mise en œuvre de mixité sociale dans les collèges lancés par le ministère de l’Education nationale ne se font pas sans heurts, retour d’expérience à Avignon où depuis 2008 les élèves d’un quartier populaire sont scolarisés dans deux collèges du centre-ville.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><i>« Les premières années, moins de 30% de ces collégiens poursuivaient au-delà de la troisième, aujourd’hui nous en sommes à plus de 43%. »</i> Marc Jailin proviseur à Frédéric Mistral, mesure le chemin parcouru en 8 ans dans son collège et lycée à Avignon. En 2009, son établissement du centre-ville a été contraint d’accueillir 240 élèves supplémentaires, habitant les quartiers sensibles de Monclar et Champfleury. Au point de départ de cette réorganisation, la démolition de l’ancien collège Paul Giéra classé ambition réussite au cœur de cette zone située au-delà de la voie ferrée qui, au sud de la ville, trace une ligne de fracture urbaine et sociale aussi solide que les remparts qui lui font face. Les élèves furent aiguillés pour la plupart à Mistral tandis que 80 autres étaient scolarisés au collège Vernet tout proche, sans doute le plus prestigieux des établissements de la cité des papes. Mais cet accueil ne s’est fait ni sans heurts ni sans difficultés.</p>
<p><b>Des manifestations d’hostilité au départ</b></p>
<p>« <i>C’était un collège Pailleron, vétuste, pour lequel le conseil général envisageait une opération de démolition-reconstruction </i>», se souvient Latif Dehy. Au milieu des années 2000, ce responsable associatif avait engagé une réflexion sur les politiques publiques au sein d’un groupe constitué de militants associatifs, de chercheurs et d’enseignants. « <i>Le collège comptait de moins en moins d’inscrits, le taux d’élèves en difficulté frisait les 90%, nous appelions l’établissement qui laissait peu de chances aux jeunes du quartier de s’en sortir, le ‘’mouroir’’ »</i>. Le groupe, médiatiquement actif, propose de ne pas reconstruire Paul Giéra et de déplacer les élèves vers l’intra-muros, pour créer de la mixité sociale. Un argument dont le conseil général s’est d’autant plus facilement saisit qu’il lui permettait d’économiser la construction d’un nouvel établissement.</p>
<p>Mais dans le centre-ville, les choses n’allaient pas de soi. « <i>Dès que la nouvelle s’est répandue, il y a eu des manifestations d’hostilité des riverains, des pétitions ont circulé </i>», se souvient le proviseur. Voir arriver chaque jour en centre-ville plusieurs centaines d’élèves issus des quartiers n’enchantait guère les voisins. Cela faisait « <i>1 700 jeunes qui chaque jour sortaient de la cité scolaire dans un quartier aux rues étroites, ce qui était propice à alimenter les peurs. </i>» Pour apaiser la situation, Marc Jailin et son adjoint de l’époque se lancent alors dans une opération de porte-à-porte pour tenter de convaincre et rassurer.</p>
<p>Pas facile non plus d’intégrer autant d’élèves et de doubler au passage l’effectif du collège. Il a fallu adapter les locaux et faire appel à des personnels supplémentaires débloqués par le conseil général. Mais le plus gros défi a été relevé par l’équipe pédagogique. <i>« Deux équipes ont dû apprendre à travailler ensemble et aucun enseignant n’était préparé à gérer cette hyper hétérogénéité au sein des classes.</i> » analyse Marc Jailin<i>. « La barre a été tenue, les enfants se sont « mistralisés » et le travail de toute l’équipe a permis d’éviter la catastrophe ».</i></p>
<p><b>Pendant ce temps-là, dans le quartier …</b></p>
<p>Si la mayonnaise a pris à Mistral et Vernet, à Monclar et Champfleury rien n’a vraiment changé. « <i>On ne passe pas ici, on y vient seulement si on a quelque chose à y faire </i>», lâche Isabelle Bouget, maîtresse supplémentaire à l’école Louis Gros classée en REP. La fermeture du collège a privé le quartier d’un équipement public fédérateur de projets avec les habitants. « <i>Tout le tissu associatif qui était impliqué a dû se reconstruire sur de nouveaux projets et nous avons mis du temps à refaire venir les jeunes dans nos aides aux devoirs »</i>, relate Rémi Martinez, travailleur social du quartier.</p>
<p>La vielle cité HLM a perdu de sa splendeur d’origine et affiche aujourd’hui surtout des murs décrépis, quelques devantures de commerces abîmées mais de toute façon fermées et des rues désertes… Dans ces deux quartiers vit une population particulièrement défavorisée, constituée d’une grande part de personnes originaires du Maghreb et une forte communauté gitane. « <i>Ici, on vit en vase clos, certains gamins ne sont jamais sortis du quartier, ils n’ont jamais passé les remparts </i>», poursuit Isabelle Bouget.</p>
<p>Pénétrer dans l’intra-muros, c’est une plongée dans l’inconnu, génératrice de stress pour les élèves. Du coup la préparation à l’entrée au collège est beaucoup investie par les équipes des écoles concernées. « <i>Nos projets de liaison prennent en compte cette peur de franchir les remparts pour se retrouver dans un monde qui n’est pas le leur </i>», confie la maîtresse supplémentaire. Les projets les plus efficaces étant de son point de vue ceux qui organisent des cours communs à l’école ou au collège et qui permettent la rencontre avant le grand saut. « <i>C’est aussi pour eux des changements de vie importants, ils devront prendre le bus et manger à la cantine.</i> »</p>
<p><b>La mixité … pas pour tout le monde</b></p>
<p>Aucun angélisme dans le récit de cette expérience, aujourd’hui les phénomènes d’évitement scolaire se poursuivent. La concurrence du privé est forte sur Avignon et de nombreux parents qui en ont les moyens font les choix optionnels nécessaires pour que leurs enfants se retrouvent à Vernet plutôt qu’à Mistral, où la mixité est plus forte et qui a obtenu le label REP depuis deux ans. Cela ne décourage pas les principaux de ces deux établissements qui proposent de faire à la rentrée prochaine, carte scolaire commune et de rééquilibrer les effectifs sur les deux établissements. L’inspection académique est d’accord mais ils leur restent à convaincre le conseil départemental.  Si les enfants de Monclar et de Champfleury passent désormais les remparts, il reste encore des murs à abattre à Avignon.</p>
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		<title>l&#8217;île prend l&#8217;eau de toute part</title>
		<link>https://www.najapresse.com/non-classe/mayotte</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jun 2016 10:24:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Des services publics débordés, une population paupérisée, une violence omniprésente, une démographie galopante, quatre années après la départementalisation de Mayotte,  les Mahorais déchantent. Les moyens mis en œuvre par l’Etat mésestiment l’ampleur des dégâts sur une île au bord du naufrage.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Mamoudzou, mardi 19 avril Place de la République. Massées devant la préfecture des milliers de personnes entonnent la Marseillaise, moment émouvant, à donner la chair de poule sous le soleil de Mayotte. Ils sont 3 000 selon la police, 5 000 selon les organisateurs, mais quels organisateurs ? Personne n’a vraiment appelé à ce rassemblement, il s’est organisé de manière spontanée, par le bouche-à-oreille, les réseaux sociaux, témoignant d’un raz le bol généralisé après l’assassinat le vendredi précédent d’un <i>métropolitain</i>.</p>
<p>Le raz le bol, c’est d’abord celui de la violence omniprésente. Ce meurtre survient après de nombreux affrontements entre jeunes de bandes rivales, qui ont déjà tué. Un adolescent est mort le 16 février dans le quartier  de Tsoundzou. <i>« Soyons lucides, nous ne pouvons pas continuer longtemps à ce rythme »</i> expliquait le procureur de la République Joël Garrigue ce même jour lors de l’audience de rentrée du tribunal de grande instance de Mayotte. En 2015 le nombre d’agressions physiques a augmenté de 50%. Le magistrat prédit <i>« un cataclysme en 2017 »</i> si rien n’est fait.</p>
<p>Devant cette situation que le président de la République a lui-même jugé préoccupante, deux ministres se sont rendus sur l’île début juin. la ministre des outre-mer, George Pau-Langevin, et le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avaient présenté un « plan sécurité à Mayotte » destiné à endiguer la délinquance et l’immigration clandestine. Mais les résultats ne sont pas encore prêts de se faire sentir et depuis, Mayotte a été prise par une nouvelle vague de violences.</p>
<p>En début d’année, des <i>citoyens</i> avaientnt décidé de se réunir dans le <i>Collectif des habitants inquiets de Mayott</i>e. Ce dernier avait lancé une pétition le 4 février, le 18 elle avait été signée par 12 640 personnes. <i>« Cela représente 5% de la population, c’est comme si en métropole on avait obtenu 3 millions de signatures</i> », s’exclame Tawhani M’Madi, son porte-parole. Le texte adressé au président de la République dénonce l’ <i>« insécurité </i><i>partout et pour tous »,</i> l’ <i>« Education nationale en péril »</i>, <i>« une structure hospitalière débordée »</i>, une <i>« fiscalité locale inadaptée à la réalité économique et sociale du territoire »</i>, ou encore <i>« une immigration non maîtrisée »</i>. Aujourd’hui le collectif déchante, mais reste mobilisé</p>
<p><strong>Une la démographie galopante</strong></p>
<p>Selon le recensement réalisé en 2012, l’île compterait officiellement, après une forte poussée démographique durant les deux décennies précédentes, 212 645 habitants. Mais ici chacun s’accorde à dire que depuis la population a largement franchi le seuil des 300 000. En cause, une forte immigration venue des îles voisines et un nombre élevé de naissances, 8 500 en 2015 selon le Centre hospitalier de Mayotte (CHM).</p>
<p>En 2009, le oui au referendum en faveur de la départementalisation, avait été plébiscité à plus de 95%. Les habitants espéraient beaucoup de ce changement institutionnel. Mais six ans plus tard, c’est comme si l’Etat n’avait pas été au rendez-vous. Pourtant, on ne peut pas dire qu’il n’ait rien fait. L’an dernier, il lançait le plan décennal Mayotte 2025, mettant plus de 700 millions d’euros sur la table avec le Département et l’Union européenne. Un plan qui promet d’améliorer la situation socio-économique de l’île. <i>« Mais, </i>regrette Tawhani M’Madi<i>, tout ce qui est fait aujourd’hui est calibré pour une population de 212 000 habitants, pas pour 300 ou 350 000. On gère les flux sans rattraper le retard. Avant toute chose nous devons maîtriser la démographie, sinon comment faire ? »</i>, s’interroge-t-il.</p>
<p>Rien ne résiste à cette démographie galopante. Elle se traduit par une expansion urbaine anarchique, avec ses bidonvilles où les Mahorais les plus pauvres vivent aux côtés des immigrés, dans des logements faits de palettes, de morceaux de tôle ondulée, de bâches en plastique… On les appelle les <i>bangas</i>, les bungalows, preuve qu’on ne manque pas d’une certaine forme d’humour.</p>
<p><strong>Adapter les moyens à la réalité du terrain</strong></p>
<p> Comme l’indique la pétition du collectif, tous les services publics sont en surtension et ne sont guère en capacité d’apporter une amélioration à la situation. Exemple avec l’école : « dans ma classe de CE2 nous sommes 31 élèves mais il n’y a que 20 places assises. Nous sommes 3 par tables de 2. Moi je suis à la même table que Naquid et Ismaïl. Hachmia, elle travaille sur le bureau de la maîtresse. » Cette lettre adressée en février à François Hollande par Robin, 8 ans (aidé par son grand frère), a fait le buzz. Quelques mots d’enfants qui en disent long sur la situation d’une école qui ne reçoit les élèves qu’une seule demi-journée par jour, soit le matin, soit l’après midi, pour essayer de scolariser tous les enfants.</p>
<p>Alors que la tâche semble immense pour amener un peu de « <i>normalité</i> » sur le territoire, Tawhani M’Madi ne désespère pas. Pour lui la solution passe par une maîtrise de la démographie, mais il en appelle aussi au principe de réalité. <i>« Avant de proposer des solutions, il faut d’abord une prise de conscience de la réalité socioéconomique du territoire, sinon, on pourra continuer à envoyer de l’argent, ce ne sera pas efficace. »</i> <i>« La journée île morte,</i> ajoute-t-il, <i>c’était pour défendre la République. Dites-bien en métropole qu’il y a beaucoup de choses à faire ici, qu’on voit tout de suite le résultat de son travail. Nous manquons d’enseignants, de médecins, de spécialistes&#8230; Dites bien que c’est une île formidable. »</i> Chez les habitants mobilisés l’optimisme demeure, les obstacles aussi.</p>
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		<title>Les régions ne savent plus leur nom</title>
		<link>https://www.najapresse.com/societe/politique-7/les-regions-savent-nom</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2016 11:18:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jacques Moulins]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Territoires]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Treize régions, c’est treize nouveaux noms si l’on ne veut pas juxtaposer une série de noms de territoires. Les régions françaises, fruit des bricolages de la IVe République, sont aujourd’hui en plein travail d’appellation. Et bien sûr quelques irrédentistes bien minoritaires veulent faire passer leurs intérêts. De quoi prévoir quelques bons moments d’amusements.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les 22 régions que connaissait encore la France l’an dernier était une construction totalement bureaucratique décidée sous la 4<sup>e</sup> République (1956) après marchandage entre barons régionaux. À l’époque, Gaston Defferre et Pierre Mauroy, pour ne citer qu’eux, avaient ainsi configuré un territoire leur semblant électoralement favorable à leur emprise. Bien entendu, il avait fallu justifier le découpage, non pour l’opinion publique qui ne s’y intéressait guère, mais pour les différents niveaux d’une République qui se confirmait comme la plus monarchiste d’Europe.</p>
<p>Bien entendu, là encore, on confia la tâche à un jeune énarque qui pouvait ainsi affirmer ses ambitions, mais l’histoire n’a pas retenu le patronyme de Serge Antoine. Le bricolage d’alors avait en fait peu d’importance en raison de l’absence de compétences dévolues aux régions, mais il sépara des entités et en regroupa d’autres sans souci de critères objectifs, ni même efficaces. La dimension et le poids des régions n’avaient aucun équilibre.</p>
<p>Un découpage entre barons. Ainsi, jusqu’à l’an dernier, ni les liaisons intrarégionales, ni les pôles économiques, ni surtout les affinités culturelles ne furent prises en compte. Nantes, siège du château des ducs de Bretagne, fut séparée de sa région, les territoires cathares du Languedoc. La Corse rattachée à la Provence, la Picardie abandonnée au sort de minuscule région.</p>
<p>Invention géniale des administratifs français, les régions se trouvèrent affublées de noms à rallonge, impossibles à retenir ou à faire rentrer dans un formulaire : Provence-Alpes-Côtes d’Azur-Corse (cette dernière n’ayant été détachée qu’en 1970) étant la plus exemplaire.</p>
<p>En 2016, les choses ont un peu évolué : Nantes n’est toujours pas en Bretagne, l’Alsace fait route commune avec la Lorraine, histoire de ne pas décevoir la chanson, mais aussi avec la Champagne et les Ardennes. Le regroupement devient un casse-tête pour trouver un nom, tâche première sur laquelle planchent, avec renforts de communicants et de sondages (donc de fonds publics), les conseils nouvellement élus.</p>
<p>Le cas le plus simple semble être celui du Languedoc-Roussillon qui convole avec Midi-Pyrénées. Voilà refondée l’ancienne province du Languedoc. L’ancienne unité linguistique régionale (l’Occitan, langue bas-romane que l’on parlait au Sud de la Loire, du Piémont à la Catalogne), l’ancienne province royale qui tenait ses états généraux à Pézenas, ville de Molière a conservé des relations internes de Nîmes à Toulouse, et une culture commune. Là encore pourtant les chamailleries de clocher se pointent. Le fameux président du Languedoc-Roussillon, Georges Frêche avait tenté de changer ce nom composé en proposant Septimanie, puisque Languedoc était quand même également le territoire des Toulousains. Certains irrédentistes du Roussillon s’y opposèrent à juste titre, Septimanie (nom éphémère sous l’administration romaine) n’ayant plus aucune résonnance dans les territoires concernés. Mais aujourd’hui, on entend du côté de Perpignan qu’il ne serait pas concevable que le mot Catalan ne figure pas dans l’appellation. Il faudrait alors y ajouter la Camargue, les Cévennes, la Montagne noire… et s’opposait à la région catalane espagnole qui a déjà le nom et veut même en faire un pays.</p>
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		<title>Faire de la réussite pour tous une réalité</title>
		<link>https://www.najapresse.com/societe/politique-7/faire-reussite-realite</link>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2015 15:45:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elsa Bellanger]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dans son projet d’avis « Une école de la réussite pour tous », le CESE met en avant 59 préconisations en faveur d’une école inclusive et de mixité sociale et insiste sur la nécessité d’essaimer les initiatives pédagogiques réussies.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Mixité sociale, ouverture de l’école aux parents, mise en place de pédagogies collaboratives, formation des enseignants, etc : le projet d’avis du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), présenté le 12 mai et intitulé « l’école de la réussite pour tous », s’appuie notamment sur des expériences réussies pour formuler plus de 50 préconisations en faveur d’une école qui atténue les inégalités dues à l’origine sociale ou culturelle. Après plus de 200 auditions, des visites dans 8 Académies et des rencontres avec les acteurs concernés (parents, associations, collectivités, etc), les auteurs ont énoncé trois fondements sur lesquels reposent leurs recommandations : une école inclusive, une école où la mixité sociale est la norme et une école pour laquelle la politique publique soutient et évalue les initiatives.</p>
<h3>Une école comme « lieu social »</h3>
<p>« <i>Il faut notamment que les parents soient convaincus que la réussite de tous et la formation des élites vont de pair </i>» insiste Marie-Aleth Grard, rapporteure du projet d’avis et Vice-présidente ATD Quart Monde. « <i>Il faut que les élèves travaillent et pensent ensemble. Partir de l’élève qui a le plus de mal dans la classe pour faire réussir tout le monde est une pédagogie qui fonctionne sur le terrain </i>». L’avis du CESE préconise également de faciliter la découverte et la compréhension, par les enseignants, du milieu où ils enseignent afin de développer des projets avec les acteurs du territoire. « <i>Il s’agit de créer une école où on se connaît, où on se respecte et où on apprend </i>» souligne Marie-Aleth Grard. Dans la même logique d’une école comme « <i>lieu social </i>», un renforcement des liens entre les établissements et les parents est prôné. La formation des enseignants, initiale et continue, mais aussi la collaboration au sein des équipes pédagogiques et l’institutionnalisation de l’analyse de pratiques entre professionnels apparaissent également essentielles. « <i>Si toutes les pédagogies ne se valent pas, le développement des pédagogies coopératives par exemple permet une réelle participation de tous les élèves </i>» précise Marie-Aleth Grard. Cette dernière insiste par ailleurs sur la nécessité d&rsquo;une implication des directions d&rsquo;établissements et des recteurs dans la diffusion des solutions pédagogiques qui fonctionnent. « <i>L’impulsion doit venir des directions d’établissements </i>» estime-t-elle.</p>
<h3>1,2 million d’élèves dans la pauvreté</h3>
<p>Une partie de ces préconisations est partagée par l’Inspecteur général de l’Éducation nationale, Jean-Paul Delahaye, dans son rapport « Grande pauvreté et réussite scolaire », présenté le 11 mai à la ministre Najat Vallaud-Belkacem « <i>Alors que les inégalités se creusent, il y a des innovations qui fonctionnent. La question est celle de l’essaimage de ces solutions </i>» explique l’Inspecteur qui recommande notamment d’agir sur la mixité sociale et les dispositions pédagogiques (rythmes, collaboration, évaluation, orientation, etc) pour réduire les inégalités qui ne cessent de se creuser. « <i>1,2 million d’élèves vivent dans la pauvreté, soit 10% des effectifs. Mais la question n’est pas uniquement sociale, elle est aussi pédagogique </i>» poursuit-il. Son rapport met ainsi en avant la formation des enseignants, la concentration des efforts et des moyens là où les besoins se trouvent, avec par exemple la confortation des RASED (réseaux d&rsquo;aides spécialisées aux élèves en difficulté). Mais, avertit Jean-Paul Delahaye, « <i>l’école ne peut pas tout faire. Il faut aller vers la réussite éducative et travailler avec les parents, les collectivités territoriales (internats), les associations, les acteurs des quartiers, etc </i>».</p>
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