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	<title>NAJA Presse &#187; Entretien</title>
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	<lastBuildDate>Sat, 27 Jun 2026 14:40:55 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Des solutions low-tech pour limiter la surchauffe dans les écoles</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 15:39:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Canicule]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>A l’initiative du programme ACT’EE, le projet de recherche-action RACINE (Recherche sur l’Adaptation aux Canicules à l’Intérieur de Nos Écoles) lancé en 2025 accompagne une trentaine de communes sélectionnées par le biais de deux AMI dans la mise en œuvre de solutions simples pour limiter l’impact des fortes chaleurs dans les classes. Explications avec Amaury Fievez, doctorant en sciences des organisations et pilote du programme RACINE.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Vous pilotez le projet RACINE, de quoi s’agit-il ?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Racine est un projet de recherche-action qui vise à expérimenter la mise en œuvre de démarches low-tech pour adapter les écoles aux vagues de chaleur. Il s&rsquo;intéresse non seulement aux techniques, mais aussi aux sciences organisationnelles et à la manière dont les humains interagissent avec les systèmes techniques. Ce programme repose sur trois piliers techniques principaux, qui ne relèvent pas de l&rsquo;innovation technologique mais du bon sens : la protection solaire avec l’installation de volets, de persiennes, de voiles…, la ventilation nocturne avec notamment l’ouverture des fenêtre la nuit pour rafraîchir le bâtiment et, l’installation de brasseurs d’air au plafond.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>L&rsquo;approche se limite-t-elle à des installations matérielles ?</b></p>
<p>Non, le travail technique ne représente qu&rsquo;une partie du projet. L&rsquo;autre volet est organisationnel et concerne la gouvernance de l&rsquo;école. Cela inclut la préparation de plans canicule ; l’organisation d’ateliers avec les enfants et les adultes usagers de l’école sur le confort thermique. L’approche conduit aussi à des changements d&rsquo;habitudes, comme servir des repas froids à la cantine ou déplacer les cours dans des salles plus fraîches ou à l&rsquo;extérieur. La mise en place de ces solutions de base permet de gagner entre 5 et 10 degrés à l&rsquo;intérieur des classes. Par exemple, une fenêtre non protégée du soleil équivaut à un radiateur de 500 à 800 watts.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Pourquoi ces solutions sans cesse relayées dans les médias à chaque épisode de forte chaleur, ne sont-elles pas mise en œuvre spontanément par toutes les communes ?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le blocage n&rsquo;est pas technique mais souvent organisationnel et culturel. La gouvernance liée à l&rsquo;école est très compliquée administrativement. La gestion des écoles implique de nombreux acteurs – personnels de l’Éducation nationale, personnels communaux, élus, services techniques, parents d’élèves &#8211; qui communiquent peu entre eux. Ne serait-ce qu’organiser des réunions plusieurs fois par an sur cette thématique avec tous ces acteurs, c’est déjà innovant. Mettre en place des décisions de bon sens dans ce contexte-là, c&rsquo;est très compliqué. Les freins sont aussi culturels. Par exemple, <b>l</b>a ventilation nocturne se heurte à la peur des intrusions. Bien qu&rsquo;il existe des solutions avec le gardiennage ou la pose de barreaux, cela reste difficile à accepter culturellement en France. La difficulté est aussi d’ordre politique. Les changements de municipalités peuvent arrêter net des projets en cours par manque de compréhension ou par conflit politique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Quel est le coût de ces interventions ?</b></p>
<p>Les travaux coûtent généralement entre 20 000 et 50 000 euros pour une petite école quand ils sont faits en régie. Si le montant est jugé accessible, le frein principal est administratif : il faut avoir anticipé ces dépenses dans les lignes budgétaires un an à l&rsquo;avance. Mais une fois les lignes budgétaires validées, les réalisations prennent 12 à 18 mois. Notre programme de recherche doit durer jusqu&rsquo;en décembre 2027. L&rsquo;objectif est de diffuser les résultats le plus rapidement possible pour qu&rsquo;une politique à plus grande échelle puisse être déployée dans les 50 000 écoles de France</p>
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		<title>Une association pour « parler d’une même voix »</title>
		<link>https://www.najapresse.com/innovation/entretien-33/association-parler-dune-meme-voix</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 17:47:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elsa Bellanger]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[IRT]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les 8 Instituts de Recherche Technologique (IRT) créé en 2011 dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA) et doté de 2,5 Md€ sur 10 ans se sont réunis en association le 12 mars. Élu à la présidence de l’association, Vincent Marcatté, président de l’IRT b  com, présente son rôle et ses objectifs.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 class="MsoNormal">Comment est née l’association des Institut de Recherche Technologique (IRT) ?</h3>
<p>La création de l’association est le fruit d’une montée en charge des IRT. Les directeurs généraux se rencontrent régulièrement pour échanger sur des problématiques communes et concrètes comme les ressources humaines ou la fiscalité. Ces rencontres permettent de partager les bonnes pratiques. Cette dynamique est en place depuis la création des IRT.</p>
<p>Le déclic de la création d’une association est venue lors du 2<sup>e</sup> Forum des IRT à Nantes en novembre 2014 et des échanges avec Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement, et les représentants de la DGCIS. Il nous est alors apparu indispensable d’être capable de parler d’une même voix. Cela montre aussi que les IRT ont atteint la maturité suffisante pour lancer ce type d’initiative.</p>
<h3 class="MsoNormal">L’association sera donc mandatée pour représenter les IRT ?</h3>
<p class="MsoNormal">Louis Schweitzer considère déjà l’association comme un interlocuteur pour le PIA 3. C’est un message de confiance. Le dialogue avec les services de l’État est déjà effectif. La demande de simplification, formulée lors du dernier Forum, a abouti à l’élaboration d’un avenant au contrat des IRT avec l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) pour faciliter les modifications des projets existants. Les propositions des IRT concernant le PIA 3 seront énoncées en octobre prochain à Grenoble, lors du prochain Forum des IRT, avant les décisions du Commissariat Général à l’Investissement (CGI) attendue pour le premier semestre 2016. Cette reconnaissance est structurante pour les IRT, dont la pérennisation dépend de la puissance publique. C’est aussi une reconnaissance de la capacité des Instituts à alimenter l’excellence de la recherche technologique de se positionner comme un réseau d’instituts d’excellence sur la scène internationale.</p>
<h3 class="MsoNormal">Quelles seront les priorités de l’association ?</h3>
<p class="MsoNormal">D’abord, il faut faire connaître l’excellence des Instituts sur la scène internationale. Partout dans le monde, des structures du même type sont créées. Un chantier va être lancé en faveur d’une plateforme de marque pour communiquer. Une réflexion globale reste encore à mener sur les missions, les objectifs, les valeurs, etc. Ensuite, l’association interviendra sur des thèmes transverses. Sur le développement international, il s’agira de réfléchir à une mutualisation des fonctions de veille technologique et de lobbying par exemple. Une partie du travail portera également sur l’accélération de l’entrée des PMI et PME dans les IRT. Des simplifications sont à envisager en matière de propriété intellectuelle notamment ou de financements. Un autre axe de travail concernera la création de nouvelles formations répondant aux nouveaux besoins des industriels. En matière d’ingénierie de formation, un travail sera également sur les doctorants, dont certains sont salariés des IRT, pour enrichir leur formation sur la propriété intellectuelle par exemple, ou pour favoriser leur intégration dans les entreprises. Une synthèse de ces travaux sera proposée lors du Forum des IRT à Grenoble.</p>
<h3 class="MsoNormal">Quels seront les axes d’amélioration des IRT que vous souhaitez porter ?</h3>
<p class="MsoNormal">Sur cet aspect, la priorité sera d’encourager l’implication des académiques dans les IRT qui a connu un démarrage modeste. Le principal frein est lié à des pesanteurs culturelles. Le système de mise à disposition par les organismes de tutelle interroge les chercheurs sur leur déroulement de carrière. Des réticences restent à faire tomber. Les freins doivent être analysés afin d’améliorer la capacité à mobiliser la recherche pour les entreprises. Le passage d’un chercheur dans un IRT doit être valorisé. Un chercheur tire un bénéfice à se frotter aux problématiques industrielles. Lever des verrous industriels est un challenge. Ceux qui ont tenté l’aventure ont une vision positive de l’expérience. Il faut valoriser ces parcours pour lever les réticences.</p>
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		<title>Le Sénat lance une enquête sur les abus</title>
		<link>https://www.najapresse.com/innovation/entretien-33/senat-lance-enquete-les-abus</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2015 17:07:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elsa Bellanger]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[CIR]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Sans remettre en cause la pérennité du dispositif, le Sénat a lancé une Commission d’enquête sur les abus et les mauvais usages du Crédit impôt recherche (CIR). Auditionné par les sénateurs, Jean-Pierre Gérault, président du Comité Richelieu, revient sur les déviances constatées et sur les pistes d’optimisation proposées par l’association des PME innovantes.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 class="MsoNormal">Dans quel contexte avez-vous été auditionné par les sénateurs ?</h3>
<p class="MsoNormal">Le Sénat a ouvert une commission d’enquête sur la « réalité du détournement du Crédit impôt recherche (CIR) de son objet et ses incidences sur la situation de l’emploi et de la recherche dans notre pays ». Le CIR coûte 6 Md€ chaque année. L’objectif de cette commission n’est pas de remettre en cause le fondement du dispositif mais de voir s’il y a des abus ou des mauvais usages du dispositif. Il existe par exemple des cas où le bénéfice du CIR est demandé à deux reprises pour le même projet.</p>
<h3 class="MsoNormal">Quelles réponses avez-vous apporté aux sénateurs ?</h3>
<p class="MsoNormal">Nous avons apporté plusieurs éclairages. D’abord, parler de niche fiscale pour décrire le CIR est un abus de langage. On regarde trop souvent ce qu’il coûte sans voir ce qu’il rapporte. Il est avant tout un outil de la compétitivité des emplois français de recherche privée. Ensuite, les grands groupes doivent faire preuve de plus de transparence en déclarant à leurs co-traitants et à l’administration les projets faisant l’objet d’une déclaration pour bénéficier du CIR. Cette mesure d’équité permettrait aux PME sous-traitantes de recherche à bénéficier de ce CIR lorsque son client Grands Comptes n’en fait pas usage. Dans la même optique, l’extension du CIR aux laboratoires publics dans le but d’augmenter leur collaboration avec les entreprises doit être plus équitable. Actuellement, lorsque la prestation est effectuée par un centre de recherche public français, l’assiette prise en compte pour le calcul du CIR est doublée. Ces situations doivent être clarifiées. Enfin, Une simplification pourrait être mise en place avec la notion de rescrit. Les programmes de R&amp;D bénéficient souvent de soutiens par des organismes publics (bpifrance, PIA, FUI, ANR, etc). Ces soutiens sont accordés sur l’avis d’experts et un suivi, aussi bien technique que financier, est réalisé chaque année. Ces informations devraient être partagées avec l’administration fiscale et permettre une validation en amont du dossier. Dans le cadre de la Médiation de l’innovation, nous avons lancé des expérimentations sur ce point avec quelques entreprises dans les régions Ile-de-France et Rhône-Alpes.<span style="font-family: Helvetica;font-size: 9pt"> </span></p>
<h3 class="MsoNormal">Comment vos différentes recommandations ont été accueillies par les sénateurs ?</h3>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]-->Le dialogue est positif. Les pistes de baisse de coût les intéressent. Sans remettre en cause la pérennité du CIR, optimiser le dispositif est nécessaire. L’objectif de la Commission est d’apporter un encadrement plus précis par des mesures de simplification. Par exemple, la règle « un porteur pour un dossier de CIR » est simple et saine. Nos propositions participent à l’instauration d’une plus grande harmonie entre l’administration fiscale, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et les entreprises. De nouvelles discussions sont prévues pour la fin du mois. </p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le CNRS est aussi créateur d&#8217;entreprises</title>
		<link>https://www.najapresse.com/innovation/entretien-33/cnrs-createur-dentreprises</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2014 15:41:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Clémence BOHEME]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Valorisation de la recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Technologies de l'information et de la communication, biologie et santé ou encore chimie, 1026 entreprises innovantes issues des laboratoires et partenaires du CNRS ont été créées depuis 1999. </p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« 1026 entreprises créées grâce au CNRS depuis 1999 »</em> principalement dans le secteur des technologies de l’information et de la communication et dans le secteur de la biologie et santé, c’est le bilan* de la politique de valorisation affiché par le Centre national de la recherche scientifique. Un effectif qui fait de la structure l’une des 100 principaux innovateurs mondiaux depuis 4 ans selon le classement Thomson Reuters. <i>« La création d’entreprises n’est pas la voie de valorisation de la recherche la plus facile mais elle est essentielle et contribuera au développement du tissu industriel français »</i>, salue Bernard Daugeras, chercheur en physique des particules au CNRS ayant exercé diverses fonctions au ministère de l’Industrie et de la Recherche.  Car contribuer au progrès économique de la France, c’est bien là l’une des missions de l’organisme. Par le biais de sa filiale, France Innovation Scientifique et Transfert SA (FIST SA), l’organisme mobilise une partie importante de son budget pour que ses travaux de recherche ne tombent pas dans l’oubli : 27 millions chaque année.</p>
<h3>Une loi qui marque un tournant</h3>
<p>1999 aura été un tournant pour la création d’entreprises au CNRS. La loi Allègre du 12 juillet sur l’innovation et la recherche est venue, cette année là, alléger les limites fixées par le statut général de la fonction publique, qui compliquaient les interactions entre les chercheurs et le monde de l’entreprise. Avant cette date, les créations de start-up se comptaient sur les doigts d’une main tous les ans. L’explosion d’internet dans ces années n’y est pas pour rien non plus. <i>« Une grande partie des entreprises créées (38%) est en effet liée au secteur des technologies de l’information et de la communication »</i> selon le rapport de l’enquête menée par le CNRS. Et si la France doit travailler sur son taux de ces start-up en échec, ce n’est pas la tendance des entreprises créés par les laboratoires associés au CNRS. 90% d’entre elles sont toujours en activité. Un taux bien supérieur aux entreprises françaises.</p>
<h3>De la recherche à l’entrepreneuriat</h3>
<p>71% des patrons de ces 1026 entreprises sont des chercheurs, enseignants et ingénieurs. Un engouement encore certainement lié à la loi Allègre, car la prise de risque est moindre. Ceux-ci peuvent retrouver leur poste dans la fonction publique dans les 6 ans suivant la création de leur entreprise. Guy Cathelineau, président de la commission recherche de la Conférence des présidents d’université, tempère :<em> « il faut regretter des recrutements de chercheurs encore trop faibles en entreprises. »</em> Une démarche que le CNRS compte bien encourager dans les prochaines années. Une enveloppe de 2 millions d’euros sera consacrée au financement et à l’accompagnement de projets à fort potentiel d’innovation. <i>« Il faut souhaiter que la création des sociétés d’accélération et de transfert de technologie (SATT), IRT et autres nouveaux outils stimulent nos laboratoires »</i>, conclue Guy Cathelineau. Le CNRS a d’ailleurs signé des conventions bilatérales avec toutes les SATT pour la protection, la maturation et l’exploitation des résultats de la recherche menée dans ses laboratoires.</p>
<p><em>* Selon une étude menée par le CNRS en interrogeant ses laboratoires.</em></p>
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		<title>Luc Bretones, &#160;&#187; Orange veut mettre l’innovation au service de l’expérience client &#171;&#160;</title>
		<link>https://www.najapresse.com/innovation/entretien-33/luc-bretones-orange-veut-mettre-linnovation-au-service-lexperience-client</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2014 19:52:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien ATTAL]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ingénieur, formé dans les rangs du géant français des télécoms, Luc Bretones est directeur du technocentre d’Orange. Il revient sur la politique et les modes d’innovation du groupe à l’occasion de la remise des prix Datavenue décernés<br />
des startups innovantes.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Open innovation, agilité, expérience client ou révolution numérique sont partout présents dans le discours d’Orange. D’un point de vue très concret, quel processus d’innovation permet de transformer ces idées en produits ? </b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D’abord l’open innovation comme la qualité ou l’agilité sont à pratiquer partout. Ensuite il faut voir le processus d’innovation comme un entonnoir. Au départ il y a beaucoup d’idées et à l’arrivée très peu d’élus sur le marché. Notre recherche interne est extrêmement forte avec de nombreux ingénieurs en France et à l’étranger, des « Labs », à San Francisco, Pékin, Tokyo, à travers l’Europe et en Afrique. Les labs, nos chercheurs et les études de marché que nous commanditons nous donnent les tendances lourdes et les sujets d’avenir, base de notre programme d’ « anticipation » dont est chargé le technocentre que je dirige. Ce dernier conçoit, autour des sujets le plus prometteurs, les prototypes de produits ou de services. À chaque étape du processus d’innovation, jusqu’au lancement sur le marché, nous les confrontons à 40 000 clients cible nos « Lab explorer ». Les tests sont organisés via le web ou en utilisant un espace virtuel en 3D dans lequel les clients peuvent prendre un avatar et de tester des situations.  Nous le faisons aussi physiquement par exemple dans le living lab de Paris. Des sociologues et ethnologues y analysent les comportements et réactions de façon beaucoup plus qualitative.</p>
<p>Dès que nous sommes en mesure de présenter un prototype, nous proposons des scénarii aux différentes filiales du groupe organisées par nation qui sont nos clients internes. Une fois le produit acheté par un pays nous passons à la phase commerciale dite de delivery. Passer d’un concept prometteur à un lancement sur le pays, prend en moyenne 18 mois. Avec ce mode d’innovation, des équipes de chercheurs de 22 nationalités développent plus de 200 nouveaux produits et services par an à destination de 30 pays.</p>
<p><b> </b></p>
<p><b>La concurrence est forte dans le milieu des opérateurs de télécommunication. Comment un groupe comme Orange avec son histoire particulière d’entreprise publique disposant d’un monopole et sa taille considérable s’adapte et innove ?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ne sommes plus un simple opérateur de télécommunication. Notre PDG, Stéphane Richard, parle d’opérateur de l’ère internet. Effectivement, notre métier, comme les réseaux que nous bâtissons, ont beaucoup évolué avec la 4G, la fibre, on parle maintenant de la 5G. Nous avons également un regard sur l’infrastructure logicielle placée au-dessus de ces réseaux et sur les services qui l’entourent, notamment en relation avec la sécurité et la protection des données.</p>
<p>Le principal souci d’Orange n’est pas la concurrence. Nous sommes habitués à évoluer, dans les 30 pays dans lesquels nous opérons, dans un contexte concurrentiel. Notre problème est plutôt de ne pas profiter d’un véritable marché européen. Nous sommes encore très morcelés avec 28 pays, 28 régulateurs, des règles très différentes qui ralentissent fortement la croissance des opérateurs. Pour un nombre de clients équivalent, aux USA ou en Chine, il y a moins de 5 opérateurs. En Europe, nous sommes encore plus de 150. Le Problème n’est pas spécifique aux  télécoms, il concerne toutes les startups de l’innovation. Une jeune PME innovante a besoin d’un marché adressable suffisamment grand pour pouvoir croître et bâtir un business profitable. Il est évidemment plus difficile de se développer sur un marché français de 70 millions d’habitants que sur un marché de 350 millions d’Européens largement connectés au très haut débit. Il y a un potentiel en Europe pour faire grandir des géants tels que nous, mais aussi des futurs géants à partir de startups prolifiques et pertinentes. Si nous avions une baguette magique, c’est ce que l’on aimerait bouger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Au-delà de vos ressources internes, vous appuyez-vous sur des dispositifs de soutien à l’innovation ?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous travaillons avec de nombreux pôles de compétitivité pour la partie open innovation. On ne peut pas se permettre de scanner le marché chaque fois qu’on veut avancer sur un sujet nous passons donc beaucoup par les pôles, les incubateurs, les Fab Labs. Ils ont une excellente lecture des secteurs et nous mettent en relation avec les bons partenaires. Nous avons d’ailleurs décidé de lancer nos propres accélérateurs, les « Orange fab ». Il y en a 6 dans le monde pour lesquels nous sélectionnons, deux fois par an, 5 à 7 start-ups à qui nous proposons un hébergement et un programme d’accélération spécifique. Le principe est de construire des relations de business avec chacune d’elles à travers des co-innovations ou des liens commerciaux. Nous mettons à profit notre réseau international pour leur permettre d’accélérer leur développement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Y a-t-il des grands domaines sur lesquels vous concentrez particulièrement vos efforts ?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nos deux axes de croissance sont aujourd’hui le mobile banking et les objets connectés.</p>
<p>La carte sim est un véhicule extraordinaire de sécurité parce qu’il y a, dans le hardware de la carte, des éléments que seul un opérateur comme nous peut maitriser. Quasiment toute l’humanité à un téléphone dans la poche. Nous voulons nous appuyer sur favoriser tout ce qui est transfert d’argent, paiement et les différents services qui vont se développer rapidement. Nous savons par ailleurs qu’en 2020, 50% des données du monde seront collectées par des objets connectés. C’est un énorme marché. Notre vocation n’est pas de produire les objets, mais d’essayer d’accélérer la fabrication de services connexes. Notre plateforme Datavenue s’inscrit complètement dans cette démarche de médiation entre des développeurs, des entreprises et de futurs inventeurs de services autour des données. La data rentre au cœur de l’innovation, comme le logiciel ces dernières années.</p>
<p>La priorité d’orange est de développer une expérience client beaucoup plus fluide et accessible à tous, ce qui nécessite la maitrise des datas.</p>
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		<title>Philippe Nérin, « identifier des entrepreneurs est compliqué »</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Dec 2014 16:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elsa Bellanger]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[SATT]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>À l’instar de ses homologues, la SATT AxLR a signé plusieurs conventions avec les acteurs de son écosystème. Son président, Phillippe Nérin, par ailleurs trésorier de l’association Réseau SATT qui fédère les 14 SATT, rappelle la nécessité de ces collaborations pour une meilleure connaissance des besoins du tissu économique local.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 class="MsoNormal">La SATT (Société d’Accélération du Transfert Technologique) AxLR, implantée en Languedoc-Roussillon, a récemment signé ou s’apprête à signer des conventions avec différents pôles de compétitivité régionaux et inter-régionaux. Une convention sera également signée, aujourd’hui le 4 décembre, avec ARMINES, l’institut de recherche contractuelle. Quels sont les enjeux de ce type de convention ?</h3>
<p class="MsoNormal">Les SATT doivent se connecter avec l’écosystème de l&rsquo;innovation. Elles ont besoin d’interagir, de construire avec les acteurs locaux. À côté des conventions avec les pôles, AxLR a également signé des accords avec Transfert LR et avec les cellules de valorisation de l’Inserm, de l’Inra et du Cirad ou encore avec le CHU de Montpellier. La SATT collabore également étroitement avec le CEA.</p>
<p class="MsoNormal">La raison de ces conventions est simple. Une innovation est réussie quand elle se trouve à l’intersection de 2 approches, le « techno push », où l’innovation technologique sera poussée sur le marché sans prise en compte de la demande, et le « market pool », où c’est les besoins du marché qui guide l’innovation. Le rôle de la SATT est de trouver les points d’intersection entre ces approches. Ce travail nécessite une double prospection. Il faut identifier les innovations au sein des laboratoires par le biais d’audit de ces laboratoires, d’appels à projet, ou des brevets déposés par les organismes de recherche. Il faut aussi avoir connaissance des besoins des entreprises. C’est pour ce type de prospection que les partenariats avec les pôles sont fondamentaux. Ils font remonter les besoins des entreprises.</p>
<h3 class="MsoNormal">Comment s’organise la rencontre entre chercheurs et entrepreneurs ?</h3>
<p class="MsoNormal">La SATT assure sa mission de développement économique via le transfert de technologies maturées vers des entreprises, et dans ce cas, l’identification des sociétés se fait notamment par le biais des pôles, ou via la création de start-ups. C’est sur cet axe que les SATT rencontrent des difficultés. Identifier des entrepreneurs est compliqué et nécessite de travailler avec l’ensemble du réseau, les pôles de compétitivité, Transfert LR mais aussi le réseau Curie ou encore le Comité Richelieu.</p>
<p class="MsoNormal">En moyenne, 30 % de nos investissements vont vers la création de start-ups. Sur les 20 projets accompagnés chaque année, cela représente 6 entreprises. La moitié de ces projets de création sont portés par un binôme chercheur – entrepreneur. Pour l’autre moitié, il faut trouver un entrepreneur. Certains nous contactent. Notre visibilité nous ouvre alors des opportunités. Les SATT sont l’endroit où se prépare l’économie de demain. Elles permettent de bénéficier d’innovation de haut niveau, ce qui représente souvent des années de recherche. Les SATT font gagner des années de développement puisqu’une partie de la R&amp;D a déjà été réalisée. Il s’agit d’un véritable atout pour une entreprise en création.</p>
<h3 class="MsoNormal">AxLR va bientôt clore son second appel à projet pour identifier les projets issus des laboratoires. Cette méthode est-elle efficace ?</h3>
<p class="MsoNormal">La SATT concerne une communauté de 500 chercheurs. Les appels à projets apparaissent comme le meilleur moyen de toucher l’ensemble de cette communauté. Sur les 2 appels qui ont déjà été lancés, une centaine de projets a été reçue. Au 31 décembre 2014, 230 projets auront ainsi été analysés.</p>
<p class="MsoNormal">Les dossiers reçus sont parfois seulement des résultats de recherche. Leur TRL (Technology Readiness Level –  outil de mesure de la maturité technologique dont l’échelle va de 1 à 9) s’établie le plus souvent entre 1 et 3. Ces projets nécessitent une phase de pré-maturation. Nous leur accordons de petits financements pour permettre d’identifier des opportunités de marché et d’induire des pistes de valorisation. S’il existe un potentiel, la maturation peut durer jusqu’à 24 mois et comprendre le recrutement d’un ingénieur pour le développement d’un objet technique matérialisant l’innovation. Ensuite vient la création d’entreprise ou le transfert. Aujourd’hui, 10 M€ ont été investis par AxLR dans 49 projets, dont 9 étaient en phase de pré-maturation. </p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Jean-Louis Missika, « un écosystème qui fonctionne très bien à Paris »</title>
		<link>https://www.najapresse.com/innovation/entretien-33/jean-louis-missika-ecosysteme-fonctionne-tres-bien-paris</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Dec 2014 08:02:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Ville innovante]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L’adjoint à la Maire de Paris en charge notamment du développement économique et de l’innovation revient, au sortir de la remise des grands prix de l’innovation de la ville de Paris mardi 2 décembre, sur une décennie qui a fait de la capitale un pôle majeur de l’innovation.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis plus de dix ans la ville de Paris s’est engagée dans une politique de soutien à l’innovation, quel bilan en faites-vous ?</strong></p>
<p>On a donné à cette ville un rôle moteur dans l’économie de l’innovation à l’échelle mondiale. Aujourd’hui nous sommes présents dans tous les classements internationaux. C’est rare que l’on descende en dessous de la 5<sup>e</sup> place suivant la catégorie de classement. Il y a une effervescence dans cette ville, une jeunesse qui créée des boîtes, qui investit, qui invente de nouveaux services. On a assez bien réussi la mise en relation entre les grandes entreprises et les start-ups. Cet écosystème de l’innovation dont on parle sur Paris, avec la dimension innovation ouverte et collaborative entre grands comptes et start-ups, c’est assez spécifique à cette ville. Aux Etats-Unis ce sont des Google ou des Apple qui font ça et pas des Total ou des GDF Suez : aujourd’hui on a cet écosystème qui fonctionne très-très bien à Paris.</p>
<p><strong>Et sur le plan quantitatif ?</strong></p>
<p>En termes quantitatifs, il y a eu dans l’année écoulée plus de 4 000 emplois, plus de 450 millions d’euros de chiffre d’affaires, plus de 50 millions d’euros de levées de fonds. Mais il faut aussi regarder ça sur la longue durée. Si vous prenez uniquement l’incubation des start-ups à l’ESPCI Paris Tech* on dépasse le milliard d’euros en chiffres d’affaires et la dizaine de milliers d’emplois. La dynamique créée depuis dix ans se chiffre en centaine de millions d’euros d’investissements dans des start-ups, en dizaine de milliers d’emplois et en milliards d’euros de chiffre d’affaires. Une partie de l’emploi pérenne que nous avons créé à Paris vient de cette filière de l’économie de l’innovation.</p>
<p><strong>Aider à développer les start-ups d’accord, mais quel retour pour la ville de Paris ?</strong></p>
<p>Nous allons utiliser le levier de la commande publique de la ville de Paris pour pouvoir à la fois aider les start-ups et accueillir leurs innovations dans la ville. On a déjà commencé, je vais vous donner un exemple très parlant. Lorsqu’on a lancé l’appel à projet sur le mobilier urbain intelligent il y a une start-up de Barcelone qui a répondu avec un potelet à mémoire de forme, vous savez ces petits poteaux qui empêchent les voitures de se garer, quand une voiture rentre dedans il résiste, il se plie et revient à sa forme initiale. Quant on voit l’argent que nous dépensons dans ces potelets chaque année – Bolloré avec Autolib a immédiatement passé un contrat avec eux et donc les potelets qui sont dans les stations sont déjà à mémoire de forme – la ville de Paris a décidé de lancer un appel d’offres sur les potelets qui intègre cette dimension, avec la possibilité de mettre une lumière à l’intérieur. Voilà, c’est l’exemple typique d’un produit qui a été expérimenté dans le cadre de nos Lab et qui se retrouvera demain dans les rues de Paris à grande échelle. Le vrai sujet c’est le passage à la grande échelle et ce passage c’est le marché public. Et nous avons l’intention dans les années qui viennent sur différents sujets de faire appel à des start-ups qui pourront répondre à nos appels d’offres pour que nous puissions généraliser leurs produits. </p>
<p><strong>Pourtant, il s’agit d’une start-up espagnole, ni parisienne ni francilienne ?</strong></p>
<p>On voit aujourd’hui que les propositions qui sont faites sont réellement innovantes et peuvent transformer la vie quotidienne des parisiens donc il n’y a aucune raison particulière pour que ce type d’entreprise n’ait pas accès au marché de la ville. C’est certes une start-up espagnole mas ils auront obligatoirement des bureaux et une activité à Paris. Attention, ils n’ont pas gagné l’appel d’offres, d’autres sociétés travaillent sur des produits similaires, en revanche l’expérimentation a permis à la direction de la voirie de prendre conscience que c’était une solution alternative aux potelets en acier, moins chère, plus écologique et moins dangereuse pour les cyclistes, pour les piétons et même pour les automobiles. Nous ne sommes pas fermés, nous ne disons pas qu’il faut n’aider que les entreprises parisiennes ou franciliennes. Nous accueillons aussi dans nos labs des start-ups étrangères.</p>
<p><strong>Paris Région Lab est impliqué dans plus d’une vingtaine d’incubateurs en région parisienne, quels sont les secteurs les plus en pointe ?</strong></p>
<p>Paris est un des leaders mondiaux dans le secteur des drones parce qu’il y a une tradition aéronautique assez puissante. Un des aspects les plus extraordinaires de notre politique d’incubation c’est que à Boucicaut, nous avons un incubateur en aéronautique en plein cœur du XVe arrondissement. Nous avons également une position très forte dans tout ce qui relève du jeu vidéo, il y a une tradition qui se prolonge aujourd’hui avec  des incubateurs qui fonctionnent à plein régime. Nous sommes très forts également dans le dessin animé, notamment dans tout ce qui est post-production et 3D. On a une boite qui s’appelle Mac Guff qui a bossé sur <i>Moi, moche et méchant</i> par exemple, qui est un succès mondial, ou encore une autre société spécialisée dans la 3D qui a été choisie par David Cameron pour faire son prochain film. On n’est pas mauvais non plus dans le domaine de l’imprimante 3D, et puis il y a toute une série de sujets sur lesquels nous sommes bien placés comme le design industriel, les technologies embarquées avec le Pôle Systématic. On est un petit peu moins forts en biotech, par contre on est pas mal dans l’imagerie médicale. On tient notre rang.</p>
<p><strong>Il y a quelques jours, Ernst and Young a publié un classement au terme duquel Paris est classée 6<sup>e</sup> en termes d’attractivité pour les start-ups étrangères. Comment réagissez-vous ?</strong></p>
<p>Quand vous regardez la structure de ces classements, pour tout ce qui relève de la ville nous sommes soit 1<sup>er</sup> soit 2<sup>ème</sup>, et pour tout ce qui relève de l’Etat, notamment la stabilité de la fiscalité, le droit du travail, ce sont des sujets qui nous plombent. Parce que malheureusement, la fiscalité, même celle sur la plus value liée aux start-ups, a été un grand élément déstabilisateur en 2012. On a à peu près rétabli l’équilibre aujourd’hui, mais il faut se rendre compte que l’instabilité sociale et fiscale c’est vraiment ce qui dissuade les investisseurs internationaux. Ce que nous attendons des responsables nationaux c’est qu’il y ait enfin un accord entre la droite et la gauche sur une certaine forme de stabilisation des règles du jeu pour la création et le développement d’entreprises innovantes.</p>
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		<title>&#171;&#160;Il est essentiel que la Smart City réponde au besoin du citoyen&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2014 16:01:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julie DELEM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Clinckx]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Nicolas Clinckx est directeur associé du cabinet EY Advisory, spécialiste des questions de la Smart City.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Quelles sont les technologies clés de la Smart City ? </b></p>
<p>J&rsquo;en vois au moins cinq : Le comptage et le captage de données tels que les compteurs, les capteurs de fréquentation de bâtiments, de routes, etc. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui la partie la plus mature. La question reste de savoir comment la déployer à grande échelle. Le deuxième type de technologie est celle de la transmission de la donnée. Cela repose en partie sur la fibre, sur les technologies radios, voir le GSM ou le wifi. Nous avons ensuite tout ce qui est modélisation de l&rsquo;interprétation ou ce que l&rsquo;on appelle &laquo;&nbsp;l&rsquo;hypervision&nbsp;&raquo;. Il s&rsquo;agit de modèles mathématiques assez lourds, afin d&rsquo;analyser, interpréter les agrégations de données. La dernière est la plus visible, c&rsquo;est à dire tout ce qui tourne autour des applications offertes par des prestataires de services directement aux usagers : C&rsquo;est ce qui offre la possibilité de voir sur son téléphone la disponibilité d&rsquo;un taxi, d&rsquo;un co-voiturage, sa trajectoire géolocalisée, etc. </p>
<h3><b>Comment, au delà des emplois créés, ce concept peut-il contribuer au </b><b>développement de l&rsquo;activité économique de la ville?</b></h3>
<p>Cela permet aux grands groupes de poursuivre leur croissance, d&rsquo;améliorer leurs offres, d&rsquo;en proposer d&rsquo;autres. Il y également toute une dynamique du côté des start-up, qui peuvent inventer de nouveaux services destinés aux usagers, du type BlablaCar, ou encore s’intéresser aux prestations de « back office » autour de la captation de la donnée. Le fait de travailler sur la Smart City rend la ville attractive, cela permet d&rsquo;attirer des acteurs de la recherche, de la finance, des grands groupes et des leaders sur le sujet. Cela la met en compétition internationale. </p>
<h3><b>On entend beaucoup parler, dans ce domaine en particulier, de la nécessité d&rsquo;une collaboration entre grands groupes-PME-start-up. Pourquoi? </b></h3>
<p>La collaboration est un impératif, entre la collectivité et les entreprises de toutes tailles certes, mais également avec le citoyen. Je rajouterai même le milieu de la recherche et le milieu universitaire, pour une co-construction de ville. Il est essentiel que la Smart City réponde au besoin du citoyen, pour lui faciliter la ville en terme de connectivité et d&rsquo;attractivité. Car le partage des données est parfois perçu comme très intrusif, donc s&rsquo;il n&rsquo;est pas au service des citoyens, il sera rejeté. La deuxième forme de collaboration est privée. Aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;acteur, aussi gros soit-il, qui soit capable de répondre à l&rsquo;ensemble des besoins. La Smart City peut toucher à la fois des problèmes de transport, de développement durable, de bâtiment, d&rsquo;infrastructures telles que les routes, mais aussi des problèmes touchant à la santé, à l&rsquo;éducation, aux nouvelles technologies. Les entreprises sont obligées de former des consortium pour être à même de répondre à ces besoins. </p>
<h3> <b>Quelles étapes restent à franchir pour permettre le développement de la Smart City? </b></h3>
<p>Il y a, aujourd&rsquo;hui, une accélération autour de ces questions. Pour passer à la vitesse supérieure, il faudrait pouvoir être plus à même de démontrer que le retour sur investissement est réel. Cela passe par la notion d&rsquo;industrialisation des dispositifs, alors qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui on est surtout sur des démonstrateurs. A l&rsquo;échelle des collectivités, la question du partage mérite également d&rsquo;être posée : les villes, même les plus petites, pas seulement des métropoles, pourraient s&rsquo;associer pour partager les coûts, le travail de concept, de mise en place, de financement, etc. Il manque également une véritable organisation de gouvernance, face à la diversité des acteurs et de la complexité des projets. Les modèles de financement sont encore à trouver, pour pouvoir répondre à la question du « qui finance » : le citoyen, la ville ou l&rsquo;entreprise ? Même chose au sujet du partage de la valeur : A qui appartiennent les données récoltées par un capteur de réseau électrique : A Google, à la ville, à GDF ? </p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Robocortex reçoit le trophée du Midest pour son application à destination de l&#8217;industrie</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Nov 2014 16:14:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julie DELEM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Réalité augmentée]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Robocortex a reçu le trophée de l’innovation du Midest, le salon international de la sous-traitance qui s&#8217;est tenu jusqu&#8217;au 7 novembre au Parc des expositions de Paris Nord-Villepinte. Cette spin-off de l’Inria Sophia Antipolis Research a été récompensée pour sa solution de réalité augmentée à destination des industriels, baptisée AugmentedPro. « Elle permet de repérer des formes dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Robocortex a reçu le trophée de l’innovation du Midest, le salon international de la sous-traitance qui s&rsquo;est tenu jusqu&rsquo;au 7 novembre au Parc des expositions de Paris Nord-Villepinte. Cette spin-off de l’Inria Sophia Antipolis Research a été récompensée pour sa solution de réalité augmentée à destination des industriels, baptisée AugmentedPro. <i>« Elle permet de repérer des formes dans des conditions de lumière difficiles, et peut continuer à suivre un objet même s’il est à moitié caché », </i>explique l&rsquo;entreprise. AugmentedPro peut par exemple servir à guider l’opérateur pour des travaux d’assemblage manuel, à vérifier des produits en fin de chaîne de fabrication, ou encore à simplifier des travaux de maintenance. Asselot, le directeur commercial.  Les premiers contrats ont déjà été signés, affirme Robocortex : AugmentedPro est actuellement en test « chez un industriel de l’armement ».</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Jean-Pierre Gérault, les changements dans les dispositifs de soutien créent de l&#8217;instabilité</title>
		<link>https://www.najapresse.com/innovation/entretien-33/jean-pierre-gerault-les-changements-les-dispositifs-soutien-creent-linstabilite</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Nov 2014 15:20:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Elsa Bellanger]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Comité Richelieu]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le Comité Richelieu a publié, le 3 novembre, avec GAC Group, le 2e rapport de l’Observatoire des engagements et actions du gouvernement au service de l’innovation et de la croissance. Jean-Pierre Gérault, président du Comité Richelieu, et Jean Delalandre, délégué général, reviennent sur les enseignements de ce rapport. </p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Quels enseignements tirez-vous de ce rapport (<a href="http://www.najapresse.com/wp-content/uploads/2014/11/CP-Observatoire-2-2014.pdf">CP Observatoire 2 &#8211; 2014</a>) ?</h3>
<p>Jean Delalandre : Tout d’abord, il existe un fort besoin de stabilité, confirmant les conclusions du rapport publié en 2013. Les dispositifs connus depuis longtemps, comme le crédit d’impôt recherche (CIR), sont plébiscités. Les entreprises sont attachées au CIR. Il faut faire attention à ne pas mettre en place des modalités, notamment via les instructions fiscales, le rendant complexe. En parallèle, les entreprises ont du mal à s’approprier les nouveaux dispositifs. Dans le rapport de l’an dernier par exemple, les entreprises étaient 42 % à se dire prêtes à avoir recours au crédit d’impôt innovation (CII). Or seulement 20 % l’ont utilisé. Concernant le statut du JEI, après les différentes modifications connues, 84 % des entreprises ne sont pas au courant du retour au statut initial. En conséquence, les dispositifs ne sont utilisés de manière optimale. Ensuite, les nouveaux dispositifs, comme la Médiation de l’Innovation, ne sont pas assez connus. D’une manière générale, la confiance se dégrade. </p>
<p>Jean-Pierre Gérault : On constate que les changements de message se perdent dans un certain bruit, tandis que les nouveaux messages n’arrivent pas à se faire connaître. Le CICE par exemple est un mécanisme a posteriori, un remboursement par rapport à une charge quotidienne des entreprises. Son obtention nécessite une démarche de la part des entreprises. Il y a un problème de lisibilité. On n’arrive pas à sortir des mesures simples et parfaitement lisibles. De plus, la mesure est plafonnée à 2,5 fois le Smic. Or si vous faites de l’innovation ou que vous visez un développement international, vous êtes dans un scope de compétences qui ne correspond pas à ce niveau de rémunération. Il s’agit d’une incohérence qui s’ajoute à la complexité. Les mesures sont bonnes sur le fond, mais la forme est peu efficace et complexe.</p>
<h3>Le rapport évoque la Médiation de l’innovation. Comment cette organisation est perçue par les entreprises ?</h3>
<p>Jean-Pierre Gérault : L’implémentation de cette organisation reste relativement récente, qui a été un peu brouillée par le changement de gouvernement. La mesure a été initiée et portée par Fleur Pellerin, alors secrétaire d’État au numérique, aux PME et à l’innovation, un périmètre qui n’existe plus en tant que tel. Au-delà de cet aspect, la Médiation de l’Innovation était une revendication du Comité Richelieu depuis 2012. C’est une vraie avancée. Ses domaines d’intervention correspondent bien aux problématiques profondes des entreprises, qu’il s’agisse de conflits avec l’administration fiscale, pour le CIR en l’occurrence, qu’il s’agisse de problématiques de propriété intellectuelle entre grands groupes, PME et centres de recherche. On voit bien qu’il y a un besoin d’accompagnement. L’innovation est un monde de concurrence, de réactivité, un monde qui nécessite de gros investissements. Il ne faut pas s’arrêter à une vision naïve liée au progrès. Dans le contexte français, elle a besoin d’être facilitée. Le médiateur, Pierre Pelouzet, le dit d’ailleurs très bien, son axe d’action, c’est d’instaurer un cadre de confiance. C’est fondamental. Tout le monde, des PME aux grands groupes en passant par les labos, a conscience qu’il faut s’entendre et se comprendre. </p>
<p>Jean Delalandre : Il ne s’agit pas d’un dispositif à la marge. Les entreprises ont une vision claire de ce qu’elles en attendent. C’est de l’huile dans les rouages.</p>
<h3>Le rapport évoque également la French Tech…</h3>
<p>Jean-Pierre Gérault : C’est une bonne chose. C’est un sujet central. On constate une vraie mobilisation autour de cette dynamique. La question qu’on se pose est celle du financement. En effet, la French Tech est un révélateur de projets d’innovation qui sont consommateurs de ressources financières. Notre appréhension concerne les moyens mis à disposition. On risque de se retrouver face à une pénurie de moyens pour accompagner les projets qui vont émerger. Le capital-risque reste un problème en France. Le financement de l’innovation des start-ups reste difficile. Cette problématique renvoie à celle de l’orientation de l’épargne vers l’innovation à risque. Sans les outils juridiques nécessaires, les moyens financiers mis en amont se révèleront inefficaces. Il faut néanmoins rester attentif à ne pas reproduire ce qui a entrepris avec le crowdfunding où un phénomène spontané a été complexifié. La réglementation a alourdi le système. L’encadrement juridique demandé est trop lourd. Encore une fois, la notion de simplification doit devenir le moteur des mesures proposées. </p>
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