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	<title>NAJA Presse &#187; Dossier</title>
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		<title>Les pratiques culturelles des jeunes</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Apr 2024 14:45:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Magnetto]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Pass Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Difficile de connaître les pratiques culturelles des jeunes et des adolescents. Le Pass culture offre pour la première fois de quoi mesurer quelques tendances.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a une difficulté structurelle à étudier les pratiques culturelles des jeunes, des adolescents et des adolescentes. C’est que le temps relativement long d’une enquête donne déjà aux résultats un côté dépassé. Une enquête poussée et complète sur la génération des 15 ans ne pourra ainsi voir le jour que lorsque les personnes enquêtées auront atteint l’âge adulte et qu’une nouvelle génération sera arrivée avec des pratiques culturelles différentes. Cela explique que la dernière enquête longue et profonde du ministère de la Culture sur ce sujet remonte à 1992.</p>
<p>Pour tenter d’approcher les pratiques culturelles des jeunes, restent donc les sondages et la consommation. Les sondages ne sont guère nombreux. Une enquête récente de l’Insee nous apprend néanmoins qu’en 2022, contrairement à une idée reçue, les 16-29 ans sont les personnes qui accusent le plus de sorties à des fins culturelles. Trois sur quatre déclarent au moins une sortie par an alors que le pourcentage tombe à 38% pour les plus de 65 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Des tranches d’âge variables</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Se pose également la question des tranches d’âge. L’Insee a retenu les 16 à 29 ans, ce qui inclue pratiquement deux générations, l’une née alors qu’Internet n’était connu que des spécialistes, l’autre quotidiennement connectée à Tik Tok. Sensiblement même spectre de mesures chez les 18-30 ans, pour le Baromètre de la direction de la jeunesse de l&rsquo;éducation populaire et de la vie associative réalisé sur une thématique différente à chaque édition par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) et le Centre de recherche pour l’étude et l’observation de la consommation (CREDOC). La dernière publication porte sur 2019 et confirme l’attrait de la jeunesse pour la culture.</p>
<p><i>« Non seulement les 18-30 ans multiplient les activités culturelles, bien plus que l’ensemble des Français, mais ils les combinent par ailleurs en véritables « </i>omnivores<i> » culturels. Tout le contraire des préjugés tenaces qui les décrivent comme des consommateurs passifs et solitaires d’offres numériques, peu créatifs et peu curieux »</i> notent ses six autrices et auteurs. Qu’on en juge, 86% des personnes interrogées assuraient avoir cumulé au moins une activité culturelle traditionnelle (cinéma, lecture, musée, spectacle…), une activité artistique créative<b> </b>(travaux manuels, danse, chant, peinture…) et une activité culturelle numérique (jeux vidéo en ligne, téléchargement de films ou de musique…)<b> </b>durant les 12 derniers mois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Livres et arts vivants</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Centre national du livre ne dément pas cette forte consommation culturelle des jeunes qui lisent autant que leurs parents et grands-parents. Tous les deux ans, le CNL publie le baromètre <i>« Les Français et la lecture » </i>et sa dernière parution apporte un bémol. SI 92% des 15-24 ans se définissaient comme lecteurs en 2019, ce chiffre est tombé à 80% et stagne à ce niveau depuis 2021. Autrement dit, 1 jeune sur 5 de moins de 25 ans déclare ne pas lire du tout.</p>
<p>Autres mesures possibles avec la fréquentation des festivals, mais là encore avec des tranches d’âge variables. Bien entendu la thématique de chacun d’entre eux n’est pas sans influence sur la moyenne d’âge des festivaliers. Ainsi au festival de musiques actuelles les Vieilles Charrues, qui a accueilli près de 300 000 personnes pour son édition 2023, la moyenne d’âge des festivaliers est de moins de 30 ans. Au Festival d’Avignon, qui publie régulièrement une étude sur son public, les moins de 26 ans représentaient 24,4% des ventes de billets en 2019. Après l’édition de 2021, les moins de 36 ans, et non plus les moins 26 ans, n’en représentaient que 16% (ce qui correspond à peu de choses près à la proportion de personnes âgées de 20 à 35 ans dans la population générale).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le Pass culture</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Désormais étendu au 15-18 ans, le Pass culture offre un éclairage inédit sur les pratiques culturelles puisque la consommation afférente à la plupart d’entre elles sont quantifiables en réel et non plus en sondage. La publication en mai 2023 d’un rapport de la Cour des comptes sur l’utilisation du Pass culture donne de premières indications. Au 31 décembre 2022, plus de la moitié des dépenses effectuées à travers le dispositif doté de 290 millions d’euros était allée à l’achat de livres (52%). L’achat de billets de cinéma représentait 18% du budget total, 10% avaient été consacrés à l’achat d’instruments de musique, 5% à l’acquisition d’enregistrements musicaux, autant que pour la musique live, 3% pour l’achat de films, l’accès aux musées et aux spectacles vivants particulièrement impactés par la crise sanitaire et représentant des pourcentages infimes.</p>
<p>Là encore, les chiffres datent. Les institutions travaillent à les obtenir en temps réel. Ce qui est possible par exemple dans la librairie où un logiciel recense les achats au jour le jour. Et là, surprise. Si l’on interroge les libraires (voir ci-contre), l’attrait pour la lecture est avéré, loin des seuls achats de jeux vidéo annoncés il y a sept ans par les premiers résultats du Pass culture. Mais un genre littéraire né il y a dix ans prédomine, la New romance. De quoi diligenter une étude, non ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Internet et le cinoche d’abord</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D’après le portrait social 2021 publié par l’Insee, 83% des 16-24 ans sont allés au moins une fois au cinéma dans l’année et 40% au moins 4 fois. Avec de tels pourcentages, il s’agit de la tranche d’âge qui fréquente le plus les salles obscures. Les jeunes sont plus modérés pour le spectacle vivant. 52% des personnes interrogées ont assisté à un spectacle au moins une fois, et 21% au moins 4 fois durant les douze derniers mois. La visite des musées, d’une exposition ou d’un monument historique affiche un taux de 45%. En ce qui concerne la lecture hors bandes dessinées ou mangas, 58% des 15-24 ans ont lu au moins un livre et 29% au moins 6 livres dans l’année (des chiffres apparemment divergents par rapport à ceux du CNL mais ce dernier comptabilise aussi les comics). S’il y a un domaine pour lequel les jeunes de cet âge sont unanimement d’accord, c’est bien l’utilisation d’Internet. 93% l’utilisent tous les jours ou presque.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Une Nef pour les créateurs du XXIe siècle</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2015 23:34:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Véronique Giraud]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers d'art]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le 6 mars 2015 a été inauguré à Montpellier la Nef, un nouveau lieu dédié aux artisans d’art de France. En ces temps de disette culturelle, ne boudons pas le plaisir d’en franchir le seuil. Pour être transporté dans le temps. </p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avec 5 400 artistes, artisans et manufactures, Ateliers d’Art de France est le premier syndicat des métiers d’art en France. Sa mission : accompagner les professionnels et de promouvoir leur savoir-faire en France, à l’international, et depuis peu dans la région Languedoc.</p>
<p>Après Pézenas en 2012, les Ateliers d’art de France investissent aujourd&rsquo;hui à Montpellier une chapelle du XVIIe siècle. Grâce au savoir et à la technique des artisans d’art, l’édifice a retrouvé sa splendeur et offre un écrin exceptionnel aux créations des artistes d’aujourd’hui. Cette entreprise audacieuse témoigne qu’art et savoir-faire ont su traverser les ans en douceur, humblement, patiemment aussi. La lumière méditerranéenne, qui pénètre par les verrières contemporaines ou se colore en traversant les vitraux, magnifie les teintes et reliefs du décor historique autant que les créations d’aujourd’hui. Ces dernières composent l’exposition inaugurale &laquo;&nbsp;Florilège&nbsp;&raquo; qui, jusqu’au 11 avril, rassemble quinze artistes, des femmes en majorité, céramistes, lissières, créatrices de bijoux et de pièces en béton, artistes verrier, ébénistes d’art. Loin de l’image surannée couramment admise, ces objets façonnés de la main et du regard ont un écho bien singulier à l’heure où les formes peuvent être « dessinées » virtuellement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Un lieu chargé d’histoire</b></p>
<p>La Nef, c’est le nouveau nom donné à l’édifice que les Ateliers d’Art de France ont acheté en 2012 à la Ville de Montpellier. Edifiée entre 1650 et 1656, la Chapelle de la Visitation était abandonnée et fermée depuis 58 ans, elles été entièrement restaurée par les artisans d&rsquo;art. La métropole de Montpellier, qui postule auprès du ministère de la culture au label Pays d’art et d’histoire, ne peut que s’enorgueillir d’une telle initiative de conservation de son patrimoine. D’autant qu&rsquo;elle sous-tend un projet fort, la création d’un lieu ouvert au public et aux objets d’art répartis en plusieurs espaces : d&rsquo;expositions, de vente d’objets et de bijoux, de projection de films sur les métiers d’art, de rencontres et, à l’étage, de formation. In fine, une visibilité nouvelle pour une filière dont le nombre de professionnels ne cesse de croître dans la région. La longue tradition des artisans de Méditerranée ne s’est jamais démentie, en Languedoc Roussillon moins qu’ailleurs : le syndicat professionnel y recense le plus grand nombre d’actifs et d’adhérents. Sur les rares espaces ouverts au public des Ateliers d’Art de France, quatre sont parisiens et deux… languedociens. A Pézenas où l’organisation a élu domicile en 2012 dans un Palais Consulaire du XVIIIème siècle, devenu la Maison des Métiers d’art de l’ancienne capitale des Etats Généraux du Languedoc. A Montpellier désormais avec l’ouverture de la Nef.</p>
<p>Les Ateliers d’Art de France sont apparus à Montpellier dès 1998 en y créant le Festival International du Film des Métiers d’Art (FIFMA), qui se tient tous les deux ans au Corum. L’organisation professionnelle, copropriétaire du Salon Maison&amp;Objet, y a lancé en 2013 le salon Ob’Art. Entre-temps, le syndicat avait pimenté le quotidien de deux musées de la ville, le musée Languedocien en 2010 et le musée Fabre en 2011, en mettant en regard des œuvres contemporaines et des œuvres historiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un lien fort entre hier et aujourd’hui</strong></p>
<p>Le lien est puissant entre les artisans qui ont hérité leur connaissance et leur savoir-faire de lointains compagnons et les artistes d’aujourd’hui qui s’emparent de ces techniques pour les faire évoluer et les mettre au défi de leur imaginaire, le lien est puissant. En cela, la Nef est emblématique. Car pour que la chapelle retrouve sa splendeur, des jeunes gens sont venus poser leur regard, leurs mains, ont retrouvé ou deviné les secrets de ses origines, ont inventé aussi des formes contemporaines pour accompagner et sublimer le lieu. Il aura fallu l’intervention de nombreux artisans pour mener à bien une telle métamorphose. Avec son lot de difficultés et de belles surprises, comme la découverte de fresques depuis longtemps oubliées sous une couche de crépit. Les vitraux, signés Louis Page, ont retrouvé leur beauté originelle grâce à la vitrailliste Angélique Clairmont. La restauration et le réaménagement de l’édifice ont été conduits par le jeune architecte Nicolas André qui a conçu une scénographie structurée de longs parallélépipèdes en Corian blanc permettant, astucieusement, de poser ou de suspendre les œuvres exposées. Ce dispositif, mis à l’épreuve de la première exposition, fonctionne bien. Dans la nef, les objets d’artistes, fragiles et délicats pour la plupart, en soie, en céramique, en métal, en verre, sont auréolés d’un espace nécessaire. On peut tourner autour et la lumière, naturelle, change leur perception à tout moment. Les petites chapelles latérales et le chœur offrent un aspect plus « boutique » avec principalement des bijoux. Cinq expositions-vente seront programmées dans l’année, la prochaine invitera l’art textile. En décembre, de grandes tables dressées comme pour un « Banquet » mettront en valeur la richesse des arts de la table.</p>
<p>Ce qui n&rsquo;est pas visible, mais sous-tend ce qui est montré, c’est le temps, le temps passé à fabriquer un objet, à concevoir une forme, à l’adapter à un mode de fabrication, à soumettre la matière à la forme voulue… Autant de silences et de secrets propres aux ateliers d’art.</p>
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		<title>Quand le design devient une stratégie économique</title>
		<link>https://www.najapresse.com/culture/dossier-18/design-devient-strategie-economique</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2015 09:29:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julie DELEM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Etienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Touchée de plein fouet par la seconde révolution industrielle, Saint-Etienne a choisi le design pour nouveau moteur économique. Quinze ans plus tard, elle reçoit la labellisation villes Unesco design et devient membre du réseau des villes créatives aux côtés de Buenos Aires, Berlin, Montreal, Nagoya, Kobe, Shenzhen, Shanghai et Séoul.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;audace paie parfois. La ville de Saint-Etienne, tout comme Lille, fait partie des villes pionnières à donner crédit aux thèses de Charles Landry. L&rsquo;urbaniste et publicitaire britannique doit sa notoriété dans les années 80 au concept de<i> Ville créative. </i>Dans un essai, il expose comment, dans un contexte de transition industrielle, une ville en difficulté économique peut se reconvertir par l&rsquo;innovation culturelle. Résultat : Saint-Etienne compte, vingt ans plus tard, une industrie du design solidement implantée sur sa région, un paysage urbain imprégné de design et d’architecture moderne et une Biennale Internationale majeure consacrée au design. </p>
<p>Les liens qui unissent Saint-Etienne au design sont contemporains. Ils débutent plutôt innocemment en 1989, lorsque l’Ecole des Beaux-Arts de Saint-Etienne décide de créer un département <i>Design et recherche, </i>donnant naissance à l&rsquo;Ecole Supérieure d&rsquo;Art et de Design de Saint-Etienne (ESADSE).<i> </i>A cette époque, l&rsquo;agglomération peine à se remettre des  révolutions industrielles du XXe siècle, impuissante face au déclin de ses activités manufacturières traditionnelles liées au charbon, à la métallurgie, aux armes, à la mécanique et à la fabrique de rubans. Le directeur de l&rsquo;ESADSE, Jacques Bonnaval, donne sans le vouloir un coup d&rsquo;accélérateur au changement d’identité de Saint-Etienne avec la création, en 1998, de la Biennale Internationale Design Saint-Etienne. </p>
<h3>Un pari sur le long terme  </h3>
<p>Le succès renouvelé de la Biennale et la visibilité à grande échelle qu&rsquo;elle offre à l&rsquo;ancienne ville sinistrée sont à l’origine d&rsquo;un nouveau projet : la création de la Cité du design-ESADSE, inaugurée le 1er octobre 2009 sur l&rsquo;emblématique site de l’ancienne Manufacture royale d’armes. Cette super-structure, prenant la forme d&rsquo;une plate-forme de valorisation du design, se donne pour mission de favoriser la collaboration entre entreprises, industrie, recherche scientifique et enseignement supérieur. L’Etat appuie la mise en place de cette stratégie en créant l’Etablissement public d’aménagement de Saint-Etienne (EPASE), doté d&rsquo;un budget de 255 M € en faveur de l&rsquo;aménagement et le développement économique du territoire. </p>
<p>Des projets architecturaux ambitieux, commandés par la ville, viennent façonner le nouveau visage du centre urbain, en faisant appel à des architecte internationaux (Norman Foster, Finn Geipel et Giulia Andi, Rudy Ricciotti, Alexandre Chemetoff, David Mangin, Michel Steinebach, Christian Devillers, Raymond Martin, <i>etc.</i>). L&rsquo;Atelier espaces publics permet également aux jeunes architectes, designers ou artistes issus des écoles stéphanoises d’intervenir sur la conception des espaces publics. Une centaine de squares, belvédères et jardins ont ainsi pu être transformés. </p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le design fait-il sens au beau?</title>
		<link>https://www.najapresse.com/culture/dossier-18/design-puissant-2</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Mar 2015 11:53:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julie DELEM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale de Saint-Etienne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Economie, philosophie, société, innovation, architecture, beaux-arts, graphisme, environnement.... La Biennale Internationale Design Saint-Etienne, du 12 mars au 12 avril, montre que la curiosité des designers n'a aucune limite. Cette année, elle s'intéresse plus particulièrement aux "sens du Beau". </p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La grande halle de la Cité du design fait l&rsquo;effet d&rsquo;une cathédrale. A peine quelques pas, le seuil franchi, et nous voici submergés par un questionnement beaucoup plus grand, profond, que celui à quoi l&rsquo;on s&rsquo;attendait. Une exposition de design, avec sa multitude d&rsquo;outils, de fournitures ou de meubles pourrait <i>a priori</i> s&rsquo;apparenter à un magasin IKEA. La Biennale Internationale Design Saint-Etienne, du 12 mars au 12 avril, emprunte en réalité sa scénographie et son vocabulaire à la galerie d&rsquo;art. Sur les brochures, dans la bouche des créateurs et dans la scénographie, le discours théologique est peaufiné : on cite des philosophes, on parle de bouleversements sociaux, de prises de position politique, d&rsquo;expérience esthétique. <i>« Le design a, pour moi, besoin de répondre à des considérations humaines, sociétales, économiques, environnementales. Il a valeur de combat »,</i> intervient Benjamin Loyaute, professeur à l&rsquo;Université d&rsquo;art et de design à l&rsquo;Université de Genève et co-commissaire de la Biennale. <i>Bien qu&rsquo;il soit inféodé à un système de production, le design a le droit d&rsquo;investir d&rsquo;autres champs que le sien. Je rêverai que pour chaque création, on retrouve derrière un même bureau, un designer, un artiste et un sociologue. C&rsquo;est dans ces échanges que se trouve la créativité.» </i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Expérience du sensible. </b></p>
<p> Si la<a href="http://www.najapresse.com/culture/portrait/lecole-cite-saint-etienne" target="_blank"> Cité du Design </a>est une cathédrale, la ville de Saint-Etienne est, à n&rsquo;en pas douter, le Vatican français du Design. Depuis 2010, elle fait partie des onze<a href="http://www.najapresse.com/culture/dossier-18/design-devient-strategie-economique" target="_blank"> villes mondiales « créatives »</a> formant le réseau UNESCO du design. La Biennale Internationale fait office de grand messe. Cette année, 140 000 personnes sont attendues durant un  mois. Une soixantaine d&rsquo;expositions et de colloques quadrilleront la ville à travers les programmations IN et OFF, sur une vingtaine de lieux. Mais il ne s&rsquo;agit pas, ici, d&rsquo;organiser uniquement une sorte de grand office publique sur les dernières créations de designers.  Pour la neuvième édition de la Biennale, les commissaires généraux Benjamin Loyaute et Elsa Francès ont choisi de regarder l&rsquo;actualité de la production mondiale à travers un prisme : celui des « sens du Beau ». </p>
<p><i>« C&rsquo;est un thème qui a été initié par Elsa Frances, la directrice de la Biennale. Je le trouve plutôt légitime et assez audacieux. Car la notion de Beau peut faire peur et engendre parfois des considérations opposées ».</i> Benjamin Loyaute s&rsquo;explique : <i>«  En design, certains vont pencher pour un Beau naturel c&rsquo;est-à-dire immédiat, émotionnel, du côté de l&rsquo;affect, du symbole. D&rsquo;autres vont préférer un Beau culturel, construit, du côté de la fonction, de l&rsquo;usage, de l&rsquo;apport social, économique. Ce qui m&rsquo;intéressait ici, c&rsquo;était de confronter ces deux visions et d&rsquo;y chercher les points de convergence. »</i>    </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Goûts et couleurs.  </b></p>
<p>Pour remplir le rôle des cardinaux, 26 commissaires internationaux, tirés au sort parmi <i>« les grands noms du design »</i> ont été conviés à Saint-Etienne pour apporter leur regard et leurs coups de cœur au sein d&rsquo;expositions carte blanche.  Avec le <i>Broken Mirror </i>de Guillaume Markwalder et Aurélia von Allmen ou la prise électrique <i>Lapris </i>par Van den Weghe, le visiteur suivra par exemple des réflexions sur le concept de beauté et les lieux diverses de son apparition <i>« dans sa fabrication, son utilisation, sa forme, sa capacité à évoquer des souvenirs personnels, sa dimension culturelle ». </i> Sous le pavillon<i> Demain</i> réservé aux innovations, <i>Taste of Light</i> de Lukas Franciszkiewicz et de Daniel Tauber ou encore <i>Bee’s</i> de Susana Soares proposent de mêler le <i>« rêve des possibles »</i>, à la <i>« fiction d&rsquo;une renaissance »</i> à travers des objets futuristes cherchant de nouveaux comportements de survie face à une catastrophe alimentaire. Plus loin, les clichés de l&rsquo;exposition <i>« La cohérence des formes »</i>, sélectionnés par Oscar Lhermitte, invitent à se pencher sur <i>« la beauté et qualité des normes, systèmes et produits industriels »</i>  auxquels <i>« nous sommes tellement habitués qu&rsquo;ils revêtent une sorte d&rsquo;évidence »</i>. </p>
<p>En matière de <a href="http://www.najapresse.com/culture/entretien-19/on-appelle-beaucoup-trop-choses-design" target="_blank">design et de beauté</a>, les antagonismes sont profonds, en convient Benjamin Loyaute. C&rsquo;est pourtant tout l&rsquo;intérêt d&rsquo;un débat, fût-il théologique : confronter les contradicteurs pour <i>« </i>décloisonner <i>»</i> et ouvrir le champ des perspectives. Entre la volonté de vendre plus et celle d&rsquo;améliorer l&rsquo;utilisation un produit, le souhait de rendre un objet universel et celui de prendre en compte la singularité des identités, le rôle revendiqué d&rsquo;anticiper les changements de sociétés (design fiction) et celui de donner simplement une forme à une fonction, Benjamin Loyaute assume vouloir accueillir <i>« toutes les typologies de design »,</i> pour une biennale <i>« généreuse ». </i> <i>« Le design est un langage, qui lutte et varie en fonction des créations, </i>conclue-t-il.<i> Je ne sais pas si, à travers lui, on peut changer les choses, mais on peut certainement changer la manière de percevoir ces choses ». </i></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;invitation à la jeune photographie européenne</title>
		<link>https://www.najapresse.com/culture/dossier-18/circulations-autour-jeunes-talents-europeens</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2015 15:40:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julie DELEM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Circulation(s)]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Circulation(s), le festival de la jeune photographie européenne se déroule du 24 janvier au 8 mars 2015 au Cent Quatre-Paris. </p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Difficile de faire plus universel que la photo. Ou plus accessible. L&rsquo;émotion est immédiate. Grâce à ce langage commun, le festival Circulation(s) investit le Cent Quatre à Paris avec le travail de quarante-six artistes photographes, originaires de toute l&rsquo;Europe. L&rsquo;occasion d&rsquo;une balade entre esthétiques contemporaines affirmées et trouvailles de talents émergents. L&rsquo;occasion également, à travers les séries, de prendre le pouls des problématiques sociétales que traverse notre continent-mosaïque, qu&rsquo;elles soient politiques, identitaires ou philosophiques. </p>
<p>Un temps présenté à la galerie Côté Seine, le festival a élu domicile, ces deux dernières années, au Cent Quatre. L&rsquo;organisation, elle, n&rsquo;a pas changé : l&rsquo;association Fetart, <i>« partant du constat qu&rsquo;il n&rsquo;existait pas en France de manifestation photographique entièrement dédiée à jeune photographie européenne »</i>, a créé en 2011 la première édition de Circulation(s).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Sélection.</b></p>
<p>Les photographes sont triés sur le volet. Certains sont détectés suite à « un appel à candidatures international » en ligne, d&rsquo;autres sont représentés via une galerie ou une école invitée, d&rsquo;autres encore s&rsquo;insèrent dans la carte blanche du parrain de l&rsquo;édition. Cette année, c&rsquo;est une marraine : Nathalie Herschdorfer est directrice du Musée des beaux-arts de la ville du Locle, en Suisse. </p>
<p>Circulation(s) est diffusé principalement sous forme de projections, dans plusieurs festivals en Europe : Fotografia Europea de Reggio Emilia (Italie), Encontros da Imagem de Braga (Portugal), In Focus à Vilnius (Lituanie) et Łódz Fotofestiwal (Pologne).  </p>
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		<title>Dans les coulisses de la Gaité Lyrique</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Feb 2015 14:50:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julie DELEM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures numériques]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Derrière sa façade historique et sa programmation éclectique, la Gaité Lyrique cache une équipe dont la tête pensante est Jérôme Delormas. Le lieu, dédié aux « cultures numériques et musiques actuelles », tente au quotidien de réussir son pari : être un lieu de notre époque, agitateur de sens et de création numérique. Petit tour derrière le rideau.</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;entrée de la Gaité Lyrique, il y a d&rsquo;abord ce que le public voit : le personnel de sécurité, les sacs que l&rsquo;on ouvre, les questions que l&rsquo;on nous pose, un brin angoissantes: <i>« Vous allez où, là ? » </i>Puis ces escaliers qui n&rsquo;offrent pas d&rsquo;autres alternatives que d&rsquo;être montés, pour se retrouver bientôt face à des plateaux immenses, empilés à la manière d&rsquo;un parking souterrain. Après quelques pas hésitants, des salles surgissent : un café branché, des salles d&rsquo;expo épurées, un auditorium, une scène, des poufs et des jeux vidéos, un foyer aux dorures classées &laquo;&nbsp;Monument historique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le soir, la Gaité reste la même mais enfile ses habits mondains. Son parvis déborde d&rsquo;une cohorte de 15-35 ans, divisée entre profils extravagants, intellectuels fashion, jeunes connectés et entrepreneurs curieux. Les concerts, conférences, projections, débats y sont twittés, instagramés, questionnent la société d&rsquo;un point de vue artistique, scientifique, économique.  </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Pop Culture. </b></p>
<p>Mais il y a aussi ce que l&rsquo;on ne voit pas. Le matin, derrière ses portes fermées aux visiteurs, la Gaité est occupée par des jeunes gens joyeux qui se font la bise, des gens qui jonglent entre blagues, travail et relationnel sans jamais s&rsquo;arrêter de parler. Le personnel de sécurité est toujours là tandis que les portes font apparaître et disparaitre, dans un ballet continu, les attachés de presse, les techniciens, les chargés de programmation, les artistes en résidence, les entrepreneurs de start-up incubées, les représentants des associations, des médias et des agriculteurs bios partenaires. Jérôme Delormas, prince-moine au sourire bienveillant, règne sur ce monde. Il s&rsquo;explique volontiers. <i>« Nous sommes un lieu centré sur la pop culture contemporaine, à l&rsquo;ère du numérique »</i>, synthétise le capitaine du navire. Les activités de la Gaité Lyrique ne se concentrent pas uniquement sur les arts numériques mais sur tout ce que cette technologie comprend en termes de <i>« redistribution des hiérarchies culturelles et générationnelles »</i>. Avec elle, l&rsquo;art sort de son <i>« carcan »</i>, de ses formes <i>« classiques »</i>, de sa <i>« vision ministérielle »</i>, obligeant les lieux de diffusion à s&rsquo;interroger sur <i>« qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que la Culture ?»</i>. Une réponse forcément plurielle, tout comme l&rsquo;identité des mouvements qui la compose et les nouvelles formes artistiques qui s&rsquo;inventent à force de bricolage transmédia. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Réchauffer. </b></p>
<p>Dit comme cela, cela fait un peu fouillis. Mais Jérôme Delormas et son équipe aiment <i>« raconter des histoires ». </i>Pour être grand public plutôt qu&rsquo;un <i>« lieu d&rsquo;experts», et gagner en « lisibilité », l</i>a programmation est d&rsquo;abord pensée en termes de thématiques. <i>« Nous voulons parler aux enfants qui sont en chacun de nous. Le numérique peut avoir un côté froid. Le but est de réchauffer tout ça ».</i> C&rsquo;est ce qu&rsquo;a entrepris l&rsquo;exposition <i>Capitaine du Futur </i>qui débutait par une invitation : </p>
<p style="padding-left: 60px"><i><strong>« Je quitte ma planète pour entamer une nouvelle expédition. Elle me conduit au plus profond de l’ordinateur, là où les paysages se jouent des proportions, des échelles et des lois de la pesanteur.  »</strong> </i><a href="http://gaite-lyrique.net/exposition/capitaine-futur-et-le-voyage-extraordinaire" target="_blank">Lire la lettre de Capitaine du Futur ici</a>. </p>
<p>Pour que les histoires se lisent jusque dans la scénographie, le comité éditorial de la Gaité se réunit tous les deux mois et examine les expositions en se mettant dans la peau du public. Une méthode anglo-saxonne, paraît-il : <i>« Nous essayons de penser usage autant qu&rsquo;offre. C&rsquo;est important », </i>appuie-t-il.   </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Penser l&rsquo;époque. </b></p>
<p>Jérôme Delormas attrape son téléphone et le donne en exemple : la technologie est paradoxale. Alors qu&rsquo;elle nous rend de plus en plus dépendant, sa compréhension est de plus en plus verrouillée, technique. Ses usages et ses enjeux sociétaux sont rarement abordés. La deuxième mission de la Gaité Lyrique est de changer les choses<i>. « On a besoin qu&rsquo;un lieu culturel se positionne pour relier les choses, créer du sens et commencer à comprendre notre présent», </i>croit le directeur.<i> « Tout le monde doit savoir ce qu&rsquo;il y a derrière le code », </i>lâche-t-il.<i> </i>Afin de <i>« problématiser »</i> l&rsquo;époque, le comité éditorial se rassemble, liste des <i>« sujets d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, importants à aborder »</i>, comme les enjeux de la data, le bonheur, les stratégies marketing ou l&rsquo;origine des musiques contemporaines. <i>«Nous allons ensuite nous interroger sur la manière d&rsquo;en parler, à l&rsquo;aide de notre boîte à outils : une grande thématique comme l&rsquo;a été &laquo;&nbsp;Capitaine du Futur&nbsp;&raquo;, un festival, une expo ou encore un concert. » </i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Fabrication numérique. </b></p>
<p>Certains étages de la Gaité Lyrique ne sont jamais visités. Derrière ces portes, on trouve des bureaux, des ateliers, des ordinateurs et une connexion internet : tout ce qu&rsquo;il faut pour des résidences d&rsquo;artistes et des résidences d&rsquo;entreprises. Depuis leur installation dans ces locaux en 2011, la plateforme Créatis incube une quarantaine de start-up culturelles dont <em>Popcorn Project</em> ou <em>Artvizer</em>. Jérôme Delormas a des projets : «<i> Ce volet est en plein développement. Il constituera probablement l&rsquo;avenir de la Gaité Lyrique. »</i> La prochaine étape est prévue en avril, avec le lancement d&rsquo;ateliers de fabrication numérique. <i>« Même si on ne peut pas employer le terme, cela se rapproche de la mouvance des Fab-Lab »</i>. Jérôme Delormas rêve d&rsquo;un lieu-carrefour. <i>« Ensemble, la Gaité deviendra de plus en plus un lieu où se croisent des artistes, des intervenants, des entreprises, des journalistes, des annonceurs. Parce que l&rsquo;on sait que l&rsquo;innovation, comme le processus de création n&rsquo;est pas forcément là où on l&rsquo;attend le plus. Ce n&rsquo;est pas en enfermant un créateur ou un artiste dans une tour d&rsquo;ivoire qu&rsquo;on va avoir à la clé quelque chose de singulier »</i></p>
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		<title>De Méliès aux jeunes artistes européens</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2015 16:10:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julie DELEM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[La Maison de l'arbre]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La Maison de l'Arbre est un centre international de création à Montreuil, ancré dans la vie associative de la ville. Son immense hangar de répétition a été construit en lieu et place des studios où Georges Méliès inventa le cinéma au début du XXe.   </p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On devrait plutôt l&rsquo;appeler « la Maison des livres ». Ou « les Maisons ». La Maison de l&rsquo;arbre de Montreuil-sou-Bois est un ensemble de plusieurs bâtisses à étages et d&rsquo;un hangar de 800 m2, au plafond immense. La demeure principale croule sous les livres, publications, dvd et autres fonds documentaires de la troupe de compagnonnage d&rsquo;Armand Gatti. L’infatigable poète, dramaturge, journaliste, metteur en scène et cinéaste, mentor de l’éducation populaire, vit à l’étage depuis 1998. Au rez-de-chaussée, son association La Parole errante fait vivre un centre international de création.</p>
<p><i>« On a appelé ce lieu la Maison de l&rsquo;arbre en référence au platane de la cour. C&rsquo;est le dernier être vivant à avoir connu personnellement Georges Méliès »</i>, confie en souriant Jean-Jacques Hocquard. C’est là que Méliès inventa le film de science-fiction en réalisant « Le voyage dans la lune ». Le film fut entièrement tourné dans son studio de Montreuil sous Bois. Plongé dans la pénombre au pied d’un rempart d&rsquo;essais et de manifestes, le directeur de La Parole errante, comparse d’Armand Gatti depuis plus de 35 ans, s&rsquo;enfonce dans son fauteuil et rassemble ses souvenirs. <i>« Avant la guerre de 14, Méliès fait faillite et doit vendre son studio à Pathé. A sa mort, juste avant la guerre de 39-45, sa maison, construite tout près, est laissée à l&rsquo;abandon. »</i> Par la fenêtre, il cherche des yeux les lignes de failles des anciennes propriétés. </p>
<p>Dans les années 70, la maison serait alors revendue à l&rsquo;entreprise Michelin, qui l&rsquo;utilise pour ses bureaux et entrepôts. Plus tard, un chimiste s&rsquo;y installe et, pour aider son grand-père qui se plaint d’être envahi par les rongeurs, invente pour lui la « mort aux rats ». Les anciens studios délabrés sont rasés puis reconstruits, devenant un laboratoire de fabrication de produits contre les nuisibles. Des années plus tard, il rentre dans le giron du Conseil Général, qui rachète petit à petit les parcelles attenantes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b style="line-height: 1.5em">Créer « avec » l&rsquo;autre </b></p>
<p>A cette époque, Armand Gatti faisait vivre à Toulouse l’atelier de création populaire, Archéoptéryx, qu’il avait inventé à la demande du ministère de la culture. Héritière de ce centre, La Parole errante est créée en 1998. La même année, l’association cherche un lieu parisien pour une exposition. Intitulée <i>« Comme un papier tue-mouches dans une maison de vacances fermée</i>… », elle<i> </i>rouvrait au public les archives, tracts et articles de mai 68, un parcours ponctué par des pièces d’Armand Gatti de cette période. Le Conseil général de Saint-Denis et la mairie de Montreuil, ancrés à gauche, proposent alors un arrangement : que La Parole errante réhabilite entièrement le hangar de Montreuil, elle obtiendra en contrepartie un bail emphytéotique pour l&rsquo;occuper. Jean-Jacques Hocquard se souvient : <i>« On trouvait de tout dans cet entrepôt, du mobilier, des affiches, du matériel des équipes techniques. C&rsquo;était surtout un lieu de débarras pour la mairie ».</i></p>
<p>Depuis lors, explique le directeur, la vie dans la Maison de l&rsquo;arbre est régie par un dénominateur commun, <i>« l&rsquo;esprit d&rsquo;Armand Gatti »</i>. Un esprit qui fait office à la fois de principe de création et de critère de programmation. <i>« Gatti a développé un idéal : travailler « avec » des personnes plutôt que « sur » elles ». </i>En clair, les intégrer comme partie prenante dans la construction de l&rsquo;œuvre plutôt que s&rsquo;inspirer simplement de leur histoire ou de leurs problématiques sociales. Militante, la Parole errante a plusieurs chevaux de bataille. Celui, par exemple, de promouvoir pour une même production artistique, écriture, théâtre, cinéma, peinture, vidéo, musique, cinéma, et celui de rendre nécessaire un contenu sous-jacent à toute création. Le jugement de Jean-Jacques Hocquard est sans appel: <i>« Lorsque l&rsquo;on ne s&rsquo;intéresse qu&rsquo;à la recherche formelle, on se retrouve un peu handicapé, comme si l&rsquo;on se privait d&rsquo;une jambe ».</i> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Pluridisciplinarité</b></p>
<p>Résultat, la Maison de l&rsquo;arbre choisit ceux qu&rsquo;elle aime et ceux qui aiment Armand Gatti choisissent la Maison de l&rsquo;arbre pour exposer, répéter ou créer.  Cette politique de réseau naturel ou d’accointance philosophique se traduit par des hachures au marqueur fluorescent sur le calendrier de programmation. <i>« Histoire de se faire trois sous »</i>, la salle est louée un soir pour le bal d&rsquo;une association de danses folkloriques. Puis, la Maison de l&rsquo;arbre accueille une jeune metteuse en scène, pour son premier texte autour de Fassbinder. L&rsquo;atelier « Radio Egalité » est maintenu en direction de jeunes lycéens. Des écrivains en résidence proposent des ateliers de lecture. Armand Gatti organise un cycle de création théâtrale. Stéphane Gatti, le fils, reconduit ses ateliers de sérigraphie avec les classes Relais. L&rsquo;association Brut de Béton investi les lieux pour une semaine militante, autour de la question du nucléaire.  <i>« Peu importe l&rsquo;organisation qui prendra la relève de la direction »</i>, anticipe  Jean-Jacques Hocquard en pensant à leur nouveau locataire, <a href="http://www.najapresse.com/culture/dossier-18/tambouille-didees-bouillon-projets">Les Pépinières européennes pour jeunes artistes</a>,<i> « il faudra garder la pluridisciplinarité du lieu. C&rsquo;est un lieu de création certes, mais aussi un lieu de vie important pour la ville de Montreuil </i>». </p>
<p>Ce que confirmait, le 29 janvier, la projection au cinéma Méliès de Montreuil de « L’Enclos ». Le film d’Armand Gatti a été choisi par Les amis de l’humanité pour ouvrir symboliquement le 70<sup>ème</sup> anniversaire de la victoire sur le nazisme et la libération des camps. </p>
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		<title>Tambouille d&#8217;idées, bouillon de projets</title>
		<link>https://www.najapresse.com/culture/dossier-18/tambouille-didees-bouillon-projets</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2015 09:38:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julie DELEM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Pépinières Européennes]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Afin d'aider les jeunes artistes à se nourrir d'autres pratiques, d'autres cultures et d'autres réalités sociales, les Pépinières Européennes proposent des résidences transdisciplinaires, internationales et en groupe, dans 36 pays. La direction générale de l'association est à Montreuil, dans les anciens studios de cinéma de Georges Méliès.  </p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est une des premières structures dont veulent se rapprocher les jeunes créateurs. Depuis la création de l&rsquo;association en 1992, les <a href="http://www.art4eu.net" target="_blank">Pépinières Européennes</a> ont lancé plus de 1000 artistes et tout autant de projets. D&rsquo;une part, grâce à des résidences classiques mises en places dans 36 pays d&rsquo;accueil (programme <a href="http://art4eu.net/art4eu.php?page=article&amp;id_secteur=9&amp;id_rubrique=90&amp;id_article=764&amp;aff=90" target="_blank">Map</a>, <a href="http://art4eu.net/art4eu.php?page=article&amp;id_secteur=9&amp;id_rubrique=139&amp;id_article=1187&amp;aff=139" target="_blank">Jeune création vidéo cinéma</a>), et de l&rsquo;autre, un portefeuille de programmes de co-création en groupe. Une sorte d&rsquo;Erasmus artistique, qui fait la part belle à l&rsquo;échange de compétences, d&rsquo;expériences et à la transversalité des disciplines. </p>
<p><i>« Le monde est en mouvement. Bien qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui on puisse être mobile en restant dans sa chambre, les rencontres physiques sont essentielles »</i>, explique Patrice Bonnaffé, le directeur des Pépinières Européennes pour les jeunes artistes. «<i> Notre concept est de Rencontrer l&rsquo;autre et de Produire ensemble. C&rsquo;est notre prise de position à la fois artistique et philosophique »</i>. Véhiculée par plusieurs programmes (<a href="http://art4eu.net/art4eu.php?page=article&amp;id_secteur=9&amp;id_rubrique=204&amp;id_article=1045&amp;aff=204" target="_blank">M4m</a>, <a href="http://art4eu.net/art4eu.php?page=article&amp;id_secteur=9&amp;id_rubrique=174&amp;id_article=1012&amp;aff=174" target="_blank">Park in Progress</a>, <a href="http://art4eu.net/art4eu.php?page=article&amp;id_secteur=9&amp;id_rubrique=176&amp;id_article=900&amp;aff=176" target="_blank">Hito</a>, <a href="http://art4eu.net/art4eu.php?page=article&amp;id_secteur=9&amp;id_rubrique=286&amp;id_article=1219&amp;aff=286" target="_blank">Artistes de la relation à l&rsquo;autre</a>), l&rsquo;ambition de l&rsquo;association est de jouer un rôle de cocotte-minute : mettre en commun les envies de plusieurs artistes de différents pays, mettre à leur disposition un lieu et attendre de voir ce qui en sort. </p>
<p><i>«La forme des productions peut prendre des contours très inattendus</i>, se réjouit Patrice Bonnaffé<i>. Nous n&rsquo;intervenons que pour mettre à disposition des artistes, des experts et des techniciens, pour les appuyer dans leur recherche et aller plus loin ». </i>Patrice Bonnaffé liste, de mémoire, quelques exemples parisiens: Ainsi, pour un projet autour des poissons électriques, des chercheurs du CNRS sont conviés. Pour une étude sur l&rsquo;échange solidaire, place à des professeurs d&rsquo;économie et à l&rsquo;association Trade school Paris. Les répétitions, elles, profitent des 800m2 du hangar de l<a title="La Maison de l'arbre" href="http://http://www.najapresse.com/wp-admin/post.php?post=63001&amp;action=edit">a Maison de l&rsquo;arbre</a>, bâti en lieu et place des anciens studios Georges Méliès à Montreuil-sous-Bois. <i> </i></p>
<h3> <b>Park in Progress </b></h3>
<p>Depuis ses débuts, la direction générale de ces Pépinières a maintes fois changé de lieu (Ouest parisien, grande couronne, etc.), avant de poser ses valises à Montreuil en 2013. L&rsquo;association, financée depuis toujours par la Commission européenne, possède une trentaine de coordinateurs nationaux et une centaine de lieux partenaires dans toute l&rsquo;Europe. <i>« A l&rsquo;origine, les Pépinières ont été créées car il existait très peu de résidences dans les années 1990, à l&rsquo;exception de la villa Médicis à Rome. L&rsquo;idée était d&rsquo;en faire un réseau alternatif, ancré dans le tissus urbain, en lien avec la réalité sociale des villes », </i>retrace Patrice Bonnaffé. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;objectif principal a légèrement dévié : il est à la <i>« professionnalisation des artistes »</i> et à la mobilité afin de <i>« créer ensemble »</i>, d&rsquo;<i>« augmenter les réseaux de diffusion »</i>. </p>
<p>Le programme phare des Pépinières européennes s&rsquo;appelle <i>Park in Progress. </i>Grâce à lui,<i> </i>les jeunes sélectionnés se déplacent sur six lieux à travers six pays : le Royaume Uni, la Belgique, le Luxembourg, la Chypre, la Hongrie et la France. A chaque étape de leur parcours, les artistes avancent dans la création du projet et investissent un parc pour y organiser une représentation accessible au plus grand nombre. Comme son nom l&rsquo;indique, <i>Jeune création vidéo </i>rassemble, de son côté, les artistes vidéastes qui veulent mener à bien leur projet. Les résidences et workshops de <i>M4m</i> s&rsquo;adressent, pour leur part, aux jeunes artistes dans un contexte <i>« d&rsquo;initiation, de professionnalisation»</i>, indique Patrice Bonnaffé. Enfin, avec la <i>Fabrique de la culture et Artistes de la relation à l&rsquo;autre</i>, les résidents sont invités à co-développer un projet avec un public non-initié, en banlieue parisienne.</p>
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		<title>L&#8217;ENSCI-Les Ateliers fait son Diplorama</title>
		<link>https://www.najapresse.com/culture/dossier-18/lensci-les-ateliers-fait-diplorama</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2015 11:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julie DELEM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Design]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L’École nationale supérieure de création industrielle-Les Ateliers (ENSCI-les Ateliers) expose à Paris, jusqu'au 7 février, les soixante-deux projets de diplômes de sa promo 2014. Les meilleurs d'eux seront présents à la Biennale de Saint-Etienne du 12 au 29 mars 2015. </p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque <a href="http://www.ensci.com/creation-industrielle/presentation/pedagogie/enseignants/?tx_ensciparty_ensci_party%5Bperson%5D=3224&amp;tx_ensciparty_ensci_party%5Baction%5D=show&amp;tx_ensciparty_ensci_party%5Bcontroller%5D=Person&amp;cHash=65a51f301bcc86c3ab48dd25f92f7101" target="_blank">Claire Brunet</a> prend le micro, le brouhaha de la salle de conférence s&rsquo;arrête brutalement. A l&rsquo;occasion du <a href="http://www.ensci.com/actualites/expositions/article/21232/" target="_blank">Diplorama</a> de l&rsquo;Ecole nationale de création industrielle (ENSCI-Les Ateliers) du 18 décembre 2014, la philosophe et rapporteur des mémoires, lunettes sévères et regard tenace, cite Merleau-Ponty : écrire un mémoire, c&rsquo;est être <i>« témoin de sa propre recherche, c&rsquo;est-à-dire de son désordre intérieur »</i>. Une référence directe au travail des élèves designers qui, tout au long de l&rsquo;année, ont peaufiné leur obsession personnelle, à la recherche de concepts, de formes, d&rsquo;usages nouveaux, de matières, avant d&rsquo;accoucher d&rsquo;une production de fin d&rsquo;année : des mémoires pour certains, des projets diplômants pour d&rsquo;autres. Pour la première fois, ces processus de réflexion ont été mis en scène par l&rsquo;école et racontés par les élèves, à travers une série de tables rondes. </p>
<h3>Réinventer le design </h3>
<p>Des kits informatiques « Do it Yourself » à la bière de l&rsquo;espace, du design textile au tatouage éphémère, ces productions proposent, chacune à leur manière, une réponse aux problématiques universelles que traverse le design contemporain: révolution des modes de fabrication avec l&rsquo;impression 3D, révolution des modes de production, émergences des concepts de développement durable, d&rsquo;innovation sociale&#8230; Ce Diplorama est l&rsquo;occasion de partager <i>« ce qu&rsquo;une génération d&rsquo;étudiants a pensé, imaginé, réinventé »</i>, résume <a href="http://www.ensci.com/creation-industrielle/presentation/diplome/annuaire-des-anciens/directeurs-de-memoires-et-de-projets/?tx_ensciparty_ensci_party%5Bperson%5D=512&amp;tx_ensciparty_ensci_party%5Baction%5D=show&amp;tx_ensciparty_ensci_party%5Bcontroller%5D=Person&amp;cHash=c79b0e416b2aae48838e1e85549910fe" target="_blank">Gilles Belley</a>, responsable des diplômes en création industrielle. <i>« La production des étudiants a souvent été visionnaire. Elle l&rsquo;est tout autant dans ce qui est présenté aujourd&rsquo;hui et dont sortira ce qui contribuera à définir demain »</i>.  </p>
<p>Pour continuer la réflexion, les soixante-deux projets de diplômes sont exposés jusqu&rsquo;au 7 février 2015 dans le hall d&rsquo;entrée de l&rsquo;ENSCI. Quinze d&rsquo;entre eux seront sélectionnés, puis présentés à la Biennale de Saint-Etienne dans l&rsquo;exposition Diplorama+, du 12 au 29 mars.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"> <span style="text-decoration: underline"><strong>Questions à Bernard Kahane, directeur de l&rsquo;ENSCI-Les Ateliers </strong></span></p>
<h2 style="text-align: justify">« Hybrider les nouvelles manières de faire avec celle qui existent déjà »</h2>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"><img class="size-medium wp-image-60561 alignleft" alt="Capture d’écran 2015-01-15 à 11.29.28" src="http://www.najapresse.com/wp-content/uploads/2015/01/Capture-d’écran-2015-01-15-à-11.29.28-300x297.png" width="300" height="297" /></p>
<h3 style="padding-left: 240px;text-align: justify"><b>Qu</b><b>elles tendances émergentes du design </b><b>contemporain peut-on déceler au travers de </b><b>la production des élèves?</b></h3>
<p style="text-align: justify">  On voit beaucoup de projets d&rsquo;interfaces numériques, d&rsquo;objets connectés. Un certain nombre d&rsquo;élèves s&rsquo;attachent à mixer le retour à des techniques ou matériaux traditionnels avec, d&rsquo;autre part, les possibilités qu&rsquo;offrent les nouvelles technologies. Globalement, les tendances que l&rsquo;on peut dégager se retrouvent dans les huit axes de recherche présentés dans l&rsquo;exposition: Réinventer la consommation, Produire autrement, Expression des systèmes techniques, Données sensibles, Rendre habitable, Naturel/artificiel, Initier des politiques publiques, Copier/créer. </p>
<h3 style="text-align: justify"><b>Dans un recueil intitulé <i>La Fabrique des Idées, </i>l&rsquo;école rassemble 30 ans de productions d&rsquo;élèves, depuis sa création en 1982.  Quelles évolutions peut-on observer, en termes de production et de problématiques de travail?</b></h3>
<p style="text-align: justify">Il y a eu énormément d&rsquo;évolutions depuis les années 80. Aujourd&rsquo;hui, on assiste à la mise en œuvre d&rsquo;un mode de fabrication flexible, grâce à l&rsquo;impression 3D et à la fabrication digitale. Il s&rsquo;agit désormais de voir comment on s&rsquo;en saisi, comment on créé de nouveaux objets, comment on hybride ces nouvelles manières de faire avec celles qui existent déjà. Une des conséquences est que les frontières entre petites et grandes séries se brouillent, alors que par le passé, la différence entre la production de masse et celle du luxe était très marquée. La notion de l&rsquo;immatériel en design n&rsquo;existait pas non plus : aujourd&rsquo;hui, il peut être applicable à des services, incorporer des datas, véhiculer des valeurs sociales ou écologiques. </p>
<h3 style="text-align: justify"> <b>L&rsquo;ENSCI-Les Ateliers participe au Off de la Biennale de Saint-Etienne, du 12 au 29 mars. Comment poserez-vous la question du &laquo;&nbsp;beau&nbsp;&raquo;, retenue comme thématique pour cette édition, au travers de Diplorama?</b></h3>
<p style="text-align: justify">Pour cette présentation, nous ferons une sélection plus limitée d&rsquo;une quinzaine de projets de diplômes, choisis pour leur qualité et leur réponse à la problématique. Pour chacun, nous agrémenterons les visuels de photos, de textes et d&rsquo;une maquette, pour retranscrire une idée des volumes. </p>
<h3 style="text-align: justify"> <b>Une grande partie de vos élèves sont chaque année sélectionnés à Saint-Etienne, à titre individuel. Lors de cette édition 2015, pour la première fois, l&rsquo;école sera présente de manière collective, avec un espace dédié. Qu&rsquo;attendez-vous de cette visibilité ?</b></h3>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est l&rsquo;occasion de montrer la spécificité de ce qui est produit à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;école. Nous nous différencions par notre côté avant-gardiste et notre modèle pédagogique : les élèves se nourrissent des uns et des autres, chacun bénéficie d&rsquo;un suivi personnalisé. Nous croyons à la transversalité et au « faire » : Les cursus sont indifférenciés et les élèves sont constamment absorbés par un projet, qui, pour la moitié, sont commandés par des entreprises partenaires. Les élèves ont tous un parcours différent, ce qui est une richesse. N&rsquo;importe qui peut être admis à l&rsquo;école : nous avons des personnes qui ont tout juste le bac et d&rsquo;autres qui sortent de Polytechnique. </p>
<p style="text-align: justify"> </p>
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		<title>400 artistes en colère</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Dec 2014 18:13:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Clémence BOHEME]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA["Appel du 10 décembre"]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Budgets en baisse, régime des intermittents en péril, la colère ne cesse de monter dans le monde de la culture. Quelques 400 artistes, femmes et hommes, techniciens, directeurs de théâtre et comédiens ont répondu à « l’appel du 10 décembre » lancé par le Syndeac et se sont réunis au Théâtre de la Colline. </p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Semaine après semaine, nous voyons grandir la menace de l’effondrement de tout ce qui a constitué la politique de décentralisation du spectacle vivant dans notre pays depuis 50 ans. C’est-à-dire depuis qu’elle fut rêvée par le Conseil National de la Résistance.</em> » C’est ainsi que commence la lettre ouverte lue par l’actrice Clothilde Hesme et adressée à Fleur Pellerin, ministre de la culture. En ces mots, sur la scène du Théâtre de la Colline, l’actrice portait la voix de quelques 400 artistes, qui, l’air grave, se sont associés à cet &laquo;&nbsp;appel du 10 décembre&nbsp;&raquo;, organisé par le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac). Dans la liste des signataires de cette lettre, Mathieu Amalric, Emmanuelle Béart, des comédiens, mais aussi directeurs de théâtre, plasticiens, techniciens, chorégraphes, metteurs en scène&#8230; Tous ont manifesté leur mécontentement face aux budgets qui s’effondrent, emportant compagnies, artistes débutants ou confirmés, et même théâtres municipaux. Parmi la quinzaine d&rsquo;artistes sur scène, il y avait Jean-Pierre Vincent, metteur en scène et directeur de compagnie : « <em>la première motivation, on pourra dire tout ce qu’on veut, c’est d’abord une histoire de pognon. Les moyens de la liberté du travail des artistes s’écroulent petit à petit. Et cette année de façon absolument décisive.</em> »</p>
<h3><b style="font-size: 1.17em;line-height: 1.5em">L’exception culturelle en péril</b></h3>
<p>Décisive aussi, la suppression de la subvention du Forum du Blanc-Mesnil par Thierry Meignen, nouveau maire UMP de la ville. La cause ? Une programmation « <em>trop élitiste</em> » selon ses mots. Les histoires d’argent, Xavier Croci, directeur de ce théâtre municipal de Seine-Saint-Denis, en sait quelque chose. 80% de sa structure étaient financés par la ville. Alors si cette décision de la municipalité est appliquée, c&rsquo;est tout simplement Le Forum qui fermera ses portes en 2015, faisant ses adieux à 14 ans de bons et loyaux services envers la culture, la création. En 2008, 150 artistes s&rsquo;étaient déjà donnés rendez-vous au Théâtre de l&rsquo;Odéon devant la révision des budgets du gouvernement Fillon. Depuis tout ce temps, la diminution de la culture subventionnée pose la question du rôle de chacun : élus et citoyens. « <em>Nous ne nous plaignons pas, nous portons plainte</em> », précise Arnaud Meunier, metteur en scène et directeur de La Comédie à Saint-Etienne. Reconnaissant toutefois que « <em>nul part ailleurs qu’en France, on trouve un tel réseau de théâtres et structures culturelles.</em> »</p>
<p>Du bancable, de la consommation culturelle, voire de l’anti-intellectualisme, des méthodes d’évaluation des subventions « <em>ordonnées par une idéologie du profit commercial</em> » dénoncent les artistes venus sur scène. « <em>Une crise financière qui pousse nos dirigeants à juger chaque projet à son coût plutôt qu’à son sens</em> » lançait Clothilde Hesme à la lecture de la lettre. Par-dessus tout, il y a « <em>l’habituelle farce</em> » selon Jean-Pierre Vincent, du gel de 8% des crédits d’intervention du ministère de la culture alors que l’Etat s’était engagé à stabiliser le budget sur trois ans. </p>
<h3><b>« Pas de culture, sans artistes »</b></h3>
<p>La mission de concertation portant sur les annexes 8 (techniciens) &amp; 10 (artistes) de la convention de l’UNEDIC devrait rendre les propositions dans les jours qui viennent. Tout le monde sera bien curieux de les entendre. </p>
<p>« <em>Nous sommes aussi dans un héritage des années 1980, où la politique a soutenu la formation des artistes qui maintenant doivent faire face à un marché bouché</em> », explique Matthieu Edet, administrateur et producteur de compagnies indépendantes qui peinent à faire leur trou dans le métier. « <em>Car en réalité, il y a plus d’artistes que de scènes.</em>» L’intermittence s’est peu à peu ouverte « <em>à des professions qui n’ont rien à faire dans ce régime spécial, comme l’audiovisuel</em> », complète Jean-Pierre Vincent.</p>
<p>Dans cette réunion d’artistes, les revendications sont nombreuses. Les solutions ne viennent pas. Les budgets et la réforme territoriale sont pointés du doigt, mais rompre l’alliance avec le gouvernement ou les collectivités qui, bien souvent, financent aux trois quarts la culture, est impossible reconnaissent les artistes. Alors, sans moyens,  il faut user d’ingéniosité, de solidarité. A l’image d’Emmanuelle Vo Dinh, chorégraphe et directrice du centre chorégraphique national Le Phare au Havre qui diffuse ses créations auprès de ses partenaires CCN. Un début de réflexion s’organise au sein du comité national du Syndeac qui ne compte pas mollir. « <em>Ce soir, c’est une nouvelle séquence qui commence, notre force est intacte</em> », scande la présidente du Syndeac, Madeleine Louarn.</p>
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